Crise Électorale en Guinée : L’UFDG Défie le MATD sur l’Organisation des Prochaines Élections
Dans le contexte politique actuel de la Guinée, une question cruciale se pose : comment l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) envisage-t-elle d’empêcher le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) d’organiser les prochaines élections, surtout dans un régime d’exception tel que la transition actuelle? Cette interrogation prend racine dans une situation complexe où le MATD, sous la direction de Mory Condé, se voit confier la responsabilité de mener le pays vers un retour à l’ordre constitutionnel.
L’UFDG, dirigé par Elhadj Cellou Dalein Diallo, se trouve à un carrefour stratégique. Le parti, qui a toujours milité pour des principes de justice et d’équité, se heurte à une décision controversée du gouvernement de confier au MATD les rênes de l’organisation électorale, une tâche traditionnellement dévolue à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette décision soulève des inquiétudes légitimes quant à l’impartialité et à la transparence du processus électoral.
Le Secrétaire général du Comité National des Jeunes de l’UFDG, Thierno Ismaël Doukouré, a exprimé avec véhémence l’opposition du parti à cette décision. Selon lui, la Guinée, en tant que signataire de plusieurs conventions et protocoles supranationaux, notamment ceux de la CEDEAO, s’est engagée à maintenir des organes électoraux indépendants pour garantir des élections équitables. La prise de contrôle par le MATD est perçue comme une violation de ces engagements et un risque de discrimination et de partialité.
Dans ce contexte tendu, une autre question se pose : si le gouvernement persiste et que les élections sont organisées par le MATD, l’UFDG boycottera-t-il ces élections pour marquer son opposition? Cette stratégie de boycott pourrait être une arme à double tranchant, risquant de marginaliser davantage le parti tout en soulignant son engagement pour des élections libres et justes.
Par ailleurs, l’UFDG doit également naviguer dans des eaux troubles concernant la situation de leur leader, Elhadj Cellou Dalein Diallo, actuellement en exil et attendu par la justice guinéenne. Ce dilemme soulève une question fondamentale : l’UFDG doit-il prioriser la résolution de cette crise interne ou se concentrer sur la lutte pour l’intégrité du processus électoral?
Ces défis surviennent alors que l’UFDG célèbre les 16 ans de leadership de Diallo, marqués par diverses activités telles qu’une conférence de presse, un match de gala, des dons de vivres aux sinistrés, et une assemblée générale spéciale avec une intervention virtuelle de Diallo. Une collecte de sang en collaboration avec le centre national de transfusion sanguine est également prévue, démontrant l’engagement social du parti en ces temps de crise.
Face à ces enjeux, l’UFDG se trouve à un tournant décisif. Sa capacité à naviguer dans ce paysage politique complexe et à défendre ses principes tout en préparant le retour de son leader sera cruciale pour son avenir et celui de la démocratie en Guinée.
— conakrylemag


UFDG : un plan « B » pour reconduire à sa tête son leader historique, Cellou Dalein Diallo.
Guinée : On rêvait de Rawlings, on se réveille avec Doum-Biya
Guinée : Quand les Gardiens de la Liberté Deviennent les Architectes de la Censure
Avis de recrutement : le site d’informations conakrylemag.com recherche 1 journaliste/reporter!
4. Service de traduction en ligne
Pourquoi le bâtonnier s’acharne t’il contre des magistrats est-ce pour régler des comptes ?
Les gouvernements passent et se ressemblent (Par Tibou Kamara)
Nouvelle équipe gouvernementale
Arrestation d’un cambiste au marché Niger : zones d’ombre autour de la détention de N’Diaye