Tensions et Inquiétudes dans le Procès du 28 Septembre : La Cavale de Pivi et la Sécurité des Avocats au Cœur des Débats
Conakry, Guinée – L’évasion du colonel Claude Pivi, figure centrale dans le procès du massacre du 28 septembre 2009, a jeté une ombre d’inquiétude sur les procédures judiciaires en cours à Conakry. Les avocats, particulièrement ceux de la partie civile, expriment désormais ouvertement leur crainte pour leur sécurité, exacerbant les tensions dans un procès déjà chargé émotionnellement.
Lors d’une récente audience, l’absence de Pivi, qui s’est évadé de prison le 4 novembre, a été soulignée par Me Fodé Kaba Chérif, l’avocat du colonel. Il a rappelé au président du tribunal, Ibrahima Sory II Tounkara, que Pivi, ainsi que d’autres accusés, s’étaient rendus d’eux-mêmes avant le début du procès le 28 septembre 2022. Cette évasion soulève des questions sur la sécurité et l’intégrité du procès.
Les avocats de la partie civile ont exprimé une inquiétude croissante, soulignant que Pivi, considéré comme dangereux et accompagné d’un commando efficace, est toujours en liberté. Me Amadou Oury Diallo, représentant la partie civile, a fait part de ses craintes : « Nous avons martelé des faits contre lui. C’est nous qui avons peur pour notre sécurité. » Cette déclaration met en lumière la vulnérabilité des avocats qui se sentent suivis et menacés.
Me Sidiki Bereté, un autre avocat de la partie civile, a rejeté l’idée d’être protégé par des gardes du corps, arguant que cela reviendrait à être sous surveillance constante.
« Je ne veux pas avoir un surveillant. J’exerce une profession libérale », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de l’indépendance dans l’exercice de sa profession.
Cette situation complexe met en évidence les défis auxquels sont confrontés les participants au procès, entre la nécessité de garantir la sécurité des avocats et le respect de leur indépendance professionnelle. La crainte exprimée par les avocats de la partie civile soulève des questions sur la manière dont le tribunal et les autorités guinéennes peuvent assurer un environnement sûr et équitable pour la poursuite de ce procès historique.
Alors que le procès continue de se dérouler dans un climat de tension et d’incertitude, la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme suivent de près les développements, espérant que la justice pourra être rendue malgré les obstacles et les menaces. La situation actuelle dans l’affaire du 28 septembre 2009 reste un test crucial pour le système judiciaire guinéen et sa capacité à gérer des affaires de cette envergure.
Binta Barry pour conakrylemag.com
— conakrylemag


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