Le camp de Dr Diané tacle Aly Touré : quand le procureur pleurniche en robe et s’accroche aux branches
La scène serait comique si elle n’était pas d’une tristesse institutionnelle affligeante. Voilà Aly Touré, procureur spécial de la très sélective et très politisée CRIEF (Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières), accusé par le camp de Dr Mohamed Diané de courir à la Cour suprême chaque fois qu’il sent l’échec judiciaire poindre. Et à les entendre, c’est devenu une habitude : “il pleurniche dès qu’il sent qu’il va perdre un dossier.”
Pleurnicher ? Peut-être. Manœuvrer ? Très certainement. Car depuis que cette CRIEF a été montée comme l’arme judiciaire préférée de la junte, Aly Touré en est devenu le sabre verbal, l’éxécutant zélé, l’ombre procédurière qui plane sur tout opposant ciblé.
Une justice aux abois, un procureur en roue libre
Ce que le camp de l’ancien ministre de la Défense met en lumière ici, c’est la panique croissante d’un procureur en perte de crédibilité, englué dans des dossiers mal ficelés, bâclés, parfois montés à la va-vite, dans l’unique but de faire tomber ceux qui dérangent le pouvoir.
Et quand le procès ne tourne pas à son avantage ? Direction la Cour suprême ! Non pas pour faire valoir des points de droit solides, mais pour gagner du temps, bloquer une décision imminente, ou faire pression sur les juges du fond.
Une stratégie classique : multiplier les recours pour ralentir l’horloge judiciaire, espérant qu’à force de procédures et de discours tapageurs, l’opinion finira par confondre accusation et culpabilité.
Aly Touré : procureur ou politique en robe noire ?
Depuis sa nomination, Aly Touré s’est érigé en chevalier blanc de la moralisation publique. Mais à y regarder de plus près, il agit bien plus comme un procureur politique que comme un magistrat impartial. Sa CRIEF ne frappe jamais au hasard : ses cibles sont presque toutes des figures liées à l’ancien régime, à l’opposition, ou aux voix critiques du pouvoir actuel.
Le cas de Dr Mohamed Diané s’inscrit dans cette logique. Poursuivi pour des affaires de détournement présumé, il bénéficie aujourd’hui de décisions de justice qui, peu à peu, fragilisent le dossier de l’accusation. Et plutôt que d’accepter le débat judiciaire normal, le camp d’Aly Touré brandit la Cour suprême comme un joker procédural.
Une Cour suprême transformée en échappatoire de confort
Ce que dénoncent les avocats de Dr Diané, c’est l’usage abusif, quasi compulsif, de la Cour suprême comme refuge pour un parquet en difficulté. Quand on ne peut pas convaincre un juge, on tente de le contourner. Quand la procédure menace de tourner au désavantage du ministère public, on gèle tout en espérant que le pouvoir vienne au secours.
Et c’est là le cœur du scandale : la Cour suprême devient un outil de pression, un levier politique, et non plus une instance de droit. Elle sert à ralentir, à détourner, à faire peur. Mais certainement pas à rendre justice dans les délais et formes qu’impose un État de droit.
Le dossier Diané, une épine dans le pied de la CRIEF
La stratégie de la CRIEF était claire dès le départ : frapper fort, médiatiser à outrance, incarner la “rupture”. Mais avec le temps, la machine s’enraye. Des dossiers se fissurent. Les preuves se fragilisent. Les juges deviennent plus prudents. Et soudain, la certitude d’une victoire totale devient une angoisse de revers judiciaire.
C’est exactement ce que révèle la réaction du camp de Dr Diané. En disant haut et fort que le procureur “pleurniche à la Cour suprême”, ils brisent le mythe d’un parquet conquérant, sûr de lui, méthodique. Ils montrent un homme sous pression, dont l’obsession de gagner pousse à instrumentaliser chaque recoin du système judiciaire.
Aly Touré peut bien multiplier les recours, saturer les juridictions, faire le tour des médias pour redorer son image. Mais il ne pourra pas éternellement cacher une vérité de plus en plus visible : la CRIEF, jadis vendue comme l’espoir d’une justice crédible, est devenue une arène de règlements de comptes où la procédure sert souvent d’armure à l’arbitraire.
Et chaque fois qu’un dossier chancelle, on ressort la carte “Cour suprême” comme d’autres appellent leur avocat… ou leur supérieur hiérarchique.
La justice guinéenne mérite mieux que des pleurnicheries procédurales.
Elle mérite du droit. De l’équité. Et surtout… du courage.
— conakrylemag


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