Pénurie d’eau en Guinée : Le ministre alerte, mais où sont les solutions ?

Pénurie d’eau en Guinée : Le ministre alerte, mais où sont les solutions ?

Le ministre de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, vient de tirer la sonnette d’alarme sur l’état préoccupant des cours d’eau en Guinée. Selon lui, la situation devient de plus en plus critique, mettant en danger l’accès à l’eau potable et la production énergétique du pays.

Mais alors que le constat est alarmant, une question se pose : qu’a fait le gouvernement pour éviter cette catastrophe annoncée ?

La Guinée, un château d’eau en péril

La Guinée est surnommée « le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », avec des fleuves majeurs comme le Niger, le Sénégal et la Gambie prenant leur source sur son territoire. Pourtant, le pays peine à assurer un accès stable à l’eau potable et à l’électricité pour sa propre population.

Si aujourd’hui le ministre lance un cri d’alarme, c’est bien le signe que l’inaction et le laisser-aller ont transformé un atout naturel en une crise imminente.

Ce sont ces vraies questions que le gouvernement devrait se poser, plutôt que de se contenter d’un énième « appel à la vigilance ».

Un gouvernement toujours en mode réaction

Depuis son arrivée au pouvoir, le CNRD s’est montré incapable d’anticiper les crises. Chaque problème est découvert au dernier moment, comme si le pays était dirigé en mode improvisation permanente.

Mais que fait réellement le gouvernement pour prévenir ces catastrophes ?

Déforestation, pollution, mauvaise gestion : des fléaux ignorés

Si les cours d’eau guinéens sont en danger, c’est aussi parce que l’environnement est détruit à un rythme alarmant.

Et pourtant, aucune mesure sérieuse n’est prise pour réguler ces activités. Pendant que des multinationales exploitent les ressources du pays sans rendre de comptes, les citoyens, eux, subissent les conséquences.

Vers une crise de l’eau et de l’électricité ?

Si rien n’est fait, la Guinée pourrait bientôt faire face à une double catastrophe :

  1. Une pénurie d’eau potable, affectant des millions de Guinéens et augmentant le risque de maladies hydriques.
  2. Une aggravation des coupures d’électricité, car les barrages dépendent du bon état des fleuves et rivières.

Ironiquement, pendant que le gouvernement vend l’illusion d’un « Simandou 2040 » prospère, la réalité est qu’en 2025, des millions de Guinéens peinent encore à avoir de l’eau propre et du courant stable.

Des discours ne suffisent pas, il faut des actions

L’alerte du ministre Aboubacar Camara ne doit pas être un simple discours de plus. Si le gouvernement veut être pris au sérieux, il doit immédiatement :

Car si la Guinée, avec toute son eau, en arrive à souffrir de pénurie, c’est que le problème n’est pas la nature, mais ceux qui sont censés la gérer.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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