Pénurie d’eau en Guinée : Le ministre alerte, mais où sont les solutions ?
Le ministre de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, vient de tirer la sonnette d’alarme sur l’état préoccupant des cours d’eau en Guinée. Selon lui, la situation devient de plus en plus critique, mettant en danger l’accès à l’eau potable et la production énergétique du pays.
Mais alors que le constat est alarmant, une question se pose : qu’a fait le gouvernement pour éviter cette catastrophe annoncée ?
La Guinée, un château d’eau en péril
La Guinée est surnommée « le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », avec des fleuves majeurs comme le Niger, le Sénégal et la Gambie prenant leur source sur son territoire. Pourtant, le pays peine à assurer un accès stable à l’eau potable et à l’électricité pour sa propre population.
Si aujourd’hui le ministre lance un cri d’alarme, c’est bien le signe que l’inaction et le laisser-aller ont transformé un atout naturel en une crise imminente.
- Comment un pays aussi riche en ressources hydriques peut-il être confronté à un manque d’eau ?
- Pourquoi aucune politique sérieuse de gestion des ressources en eau n’a été mise en place depuis des décennies ?
- Comment expliquer que des barrages comme Souapiti et Kaléta ne garantissent toujours pas une électricité stable ?
Ce sont ces vraies questions que le gouvernement devrait se poser, plutôt que de se contenter d’un énième « appel à la vigilance ».
Un gouvernement toujours en mode réaction
Depuis son arrivée au pouvoir, le CNRD s’est montré incapable d’anticiper les crises. Chaque problème est découvert au dernier moment, comme si le pays était dirigé en mode improvisation permanente.
- Hausse du coût de la vie ? On découvre le problème après l’explosion des prix.
- Pénurie d’électricité ? On s’en rend compte une fois que les délestages deviennent insoutenables.
- Dégradation des cours d’eau ? On alerte quand la crise est déjà là.
Mais que fait réellement le gouvernement pour prévenir ces catastrophes ?
Déforestation, pollution, mauvaise gestion : des fléaux ignorés
Si les cours d’eau guinéens sont en danger, c’est aussi parce que l’environnement est détruit à un rythme alarmant.
- La déforestation massive, souvent illégale, réduit la capacité des sols à retenir l’eau.
- L’exploitation minière anarchique pollue les rivières et détruit les sources naturelles.
- L’urbanisation sauvage et l’absence de planification détruisent les écosystèmes hydrauliques.
Et pourtant, aucune mesure sérieuse n’est prise pour réguler ces activités. Pendant que des multinationales exploitent les ressources du pays sans rendre de comptes, les citoyens, eux, subissent les conséquences.
Vers une crise de l’eau et de l’électricité ?
Si rien n’est fait, la Guinée pourrait bientôt faire face à une double catastrophe :
- Une pénurie d’eau potable, affectant des millions de Guinéens et augmentant le risque de maladies hydriques.
- Une aggravation des coupures d’électricité, car les barrages dépendent du bon état des fleuves et rivières.
Ironiquement, pendant que le gouvernement vend l’illusion d’un « Simandou 2040 » prospère, la réalité est qu’en 2025, des millions de Guinéens peinent encore à avoir de l’eau propre et du courant stable.
Des discours ne suffisent pas, il faut des actions
L’alerte du ministre Aboubacar Camara ne doit pas être un simple discours de plus. Si le gouvernement veut être pris au sérieux, il doit immédiatement :
- Imposer une régulation stricte contre la déforestation et l’exploitation minière sauvage.
- Mettre en place un véritable plan de préservation des cours d’eau et des bassins hydriques.
- Investir dans des infrastructures modernes pour capter et distribuer l’eau de manière efficace.
- Sanctionner les entreprises et individus qui polluent les ressources hydriques du pays.
Car si la Guinée, avec toute son eau, en arrive à souffrir de pénurie, c’est que le problème n’est pas la nature, mais ceux qui sont censés la gérer.
— conakrylemag


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