Justice et paix en Guinée : Mohamed Lamine Sy Savane met le doigt sur la plaie
Dans un pays où les tensions politiques et sociales ne cessent de s’aggraver, la question de la justice reste le nœud central de toute solution durable. Mohamed Lamine Sy Savane, figure influente du paysage guinéen, l’a bien compris.
« Qui pense à la paix doit d’abord travailler sur la justice », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’hypocrisie d’un régime qui prêche la réconciliation tout en perpétuant l’impunité et la répression.
Une transition sans justice ne mènera qu’au chaos
Depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir, la Guinée traverse une période de crise politique marquée par des arrestations arbitraires, des enlèvements ciblés et une absence totale de transparence judiciaire.
Si le régime militaire prétend travailler pour la stabilité du pays, comment justifier alors la multiplication des injustices ?
- Les opposants politiques sont incarcérés ou contraints à l’exil.
- Les activistes de la société civile sont enlevés et torturés.
- Les juges et magistrats sont soumis à des pressions politiques.
Dans ce contexte, appeler au dialogue sans établir la justice revient à exiger la paix en fermant les yeux sur les crimes commis.
Une junte en quête de légitimité… sans reddition de comptes
Le CNRD cherche à rassurer la communauté internationale en parlant de transition et de réformes, mais aucun mécanisme crédible n’a été mis en place pour rendre justice aux victimes des abus du passé et du présent.
Mohamed Lamine Sy Savane met en évidence une contradiction fondamentale :
- Peut-on construire un avenir stable sans juger les responsables des violences passées et présentes ?
- La réconciliation nationale est-elle possible si la justice reste aux ordres du pouvoir ?
- Comment demander au peuple de faire confiance à un État qui persécute ceux qui dénoncent ses abus ?
La Guinée face à son destin
Tant que le pouvoir utilisera la répression comme outil de gouvernance, la paix restera une illusion.
Si Mamadi Doumbouya et ses hommes veulent réellement éviter un futur chaos, ils doivent comprendre que la stabilité ne s’obtient pas par la force, mais par la justice et l’équité.
La question n’est donc plus de savoir si la justice doit être rendue, mais jusqu’à quand les Guinéens accepteront de vivre dans un système où elle est constamment bafouée.
— conakrylemag


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