« Simandou 2040 » : Quand Souleymane Thianguel Bah joue au griot du pouvoir
Il y a ceux qui se battent pour la vérité, et il y a les griots du système, toujours prêts à chanter les louanges des maîtres du moment, oubliant d’où ils viennent et où va le pays. Dans son texte dithyrambique, Souleymane Thianguel Bah tente de nous vendre un Simandou 2040 radieux, comme si la Guinée était sur la voie du progrès grâce à Mamadi Doumbouya et son régime militaire.
Mais à quel moment a-t-il perdu la mémoire ? À quel moment a-t-il oublié que Doumbouya n’est pas un réformateur, mais un putschiste arrivé par la trahison ? Que son régime, comme tous ceux avant lui, utilise Simandou comme un outil de propagande pendant que les Guinéens continuent de crever sous la misère et l’injustice ?
Thianguel Bah : d’opposant exilé à griot du système
Pour ceux qui ont suivi l’actualité politique guinéenne, Thianguel Bah n’a pas toujours été ce chantre du pouvoir en place. Hier encore, il était un farouche critique des régimes autoritaires, dénonçant la manipulation des ressources minières, la corruption et l’oppression du peuple.
Aujourd’hui, le voilà devenu l’un des porte-voix du régime militaire, prêt à enjoliver la réalité et masquer les dérives du CNRD. Il semble avoir oublié que Doumbouya n’a pas pris le pouvoir par amour pour la Guinée, mais par ambition personnelle, en trahissant celui qui l’avait fait commandant des GFS.
Où est donc l’intellectuel engagé qu’il prétendait être ? Où est le Thianguel Bah qui dénonçait les abus du pouvoir ? Aurait-il troqué son courage d’hier contre un strapontin au banquet des courtisans ?
Simandou : un mirage recyclé pour tromper encore et encore
Parlons du fond. Thianguel Bah nous parle de Simandou comme d’un projet révolutionnaire qui va transformer la Guinée. Une belle histoire, sauf qu’elle sent le réchauffé :
- On nous vend Simandou comme la clé de l’émergence dans 40 ans. Résultat ? La Guinée devra attendre.
- Les milliards générés ne profitent qu’aux élites, pendant que le peuple continue d’attendre l’électricité, des écoles dignes de ce nom et des routes praticables.
- Ce sont toujours les multinationales qui se gavent, pendant que l’État guinéen, pieds et poings liés, signe des contrats déséquilibrés.
Et pourtant, Thianguel Bah, dans son zèle servile, préfère peindre un avenir radieux… en 2040. Pourquoi pas 2080, tant qu’on y est ?
Une propagande qui cache mal la misère du pays
Pendant que Thianguel Bah écrit des odes à la grandeur future de Simandou, que se passe-t-il réellement en Guinée ?
- Des enlèvements et tortures d’opposants.
- Un climat de terreur où la liberté d’expression disparaît.
- Une économie en berne, un coût de la vie insupportable.
Mais tout cela, bien sûr, n’a pas sa place dans le discours mielleux du griot de service. L’essentiel, c’est de plaire au chef du moment, quitte à dissimuler la réalité sous des envolées lyriques creuses.
Simandou 2040 : un conte pour endormir le peuple
Thianguel Bah et ses semblables veulent nous faire patienter encore 15 ans en nous promettant que « la lumière viendra ». Mais les Guinéens ne sont pas amnésiques. Ils savent que chaque régime utilise Simandou pour faire rêver et détourner l’attention des vrais problèmes.
Alors, faut-il croire en Simandou 2040 ?
Non. Parce que ceux qui en parlent aujourd’hui ne seront plus là demain pour rendre des comptes. Parce que ceux qui pillent aujourd’hui continueront de piller demain. Parce que tant que les mêmes méthodes mafieuses gouvernent la Guinée, Simandou ne sera jamais un projet de développement, mais un simple outil de manipulation politique.
Et surtout, parce que ceux qui, hier, dénonçaient les abus du pouvoir et qui, aujourd’hui, servent la soupe à la junte, ne méritent que le mépris du peuple.
Thianguel Bah a choisi son camp : celui des griots du système, des courtisans de la dictature, de ceux qui maquillent la misère en miracle à venir. Mais les Guinéens, eux, savent bien que Simandou n’éclairera personne, sauf peut-être ceux qui s’engraissent sur leur dos.
— conakrylemag


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