Quand on entend un journaliste dire, s’adressant à la Direction nationale de l’UFDG, dire qu’il faut sortir de prison les responsables du parti qui sont détenus, on a l’impression qu’ils sont en prison du fait de leur parti et qu’il suffit d’un claquement de doigts pour qu’ils soient mis en liberté.
Qui ne sait pas que ces détenus sont à la fois des otages politiques, un moyen de pression et de chantage ?
Le résultat recherché n’est rien d’autre que l’affaiblissement et, en définitive, l’extinction d’un parti politique voire de l’opposition dans son ensemble. En effet, il faut inspirer un sentiment de peur aux opposants en leur faisant croire qu’ils peuvent être arrêtés et jetés en prison à tout moment sans que personne ne lève le petit doigt et que, dans tous les cas, ce n’est pas la justice qui les sortirait de leur situation.
Un opposant qui peut être emprisonné pour des motifs fallacieux ou empêché de voyager sans motif et qui ne peut compter sur la justice pour être rétabli dans ses droits, se posera beaucoup de questions avant d’entreprendre une action. En clair, il peut avoir peur. C’est humain.
Cette stratégie est bien connue.
— conakrylemag


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