Un fonctionnaire mort en exil, un État aux abonnés absents

Une veuve en détresse face à l’indifférence de l’État : l’appel désespéré au General Doumbouya

Une veuve en détresse face à l’indifférence de l’État : l’appel désespéré au « Général » Doumbouya

Dans une lettre poignante adressée au président Mamadi Doumbouya, une veuve guinéenne lance un appel désespéré pour obtenir l’expatriation du corps de son mari, un agent consulaire en poste à l’ambassade de Guinée à Tripoli, en Libye.

Un drame qui révèle une fois de plus la négligence de l’État guinéen envers ses propres fonctionnaires, même après leur mort. Comment peut-on laisser une famille dans une telle détresse, alors que ces agents servent sous le drapeau guinéen ?

Un fonctionnaire mort en exil, un État aux abonnés absents

Ce n’est pas la première fois qu’un Guinéen meurt à l’étranger dans l’indifférence totale de son propre pays. Mais cette fois, il s’agit d’un agent consulaire, un homme qui représentait l’État guinéen et qui, même après sa mort, se voit abandonné par ceux pour qui il a travaillé.

Pendant que les autorités guinéennes se déplacent en jets privés, organisent des cérémonies en grande pompe pour leurs proches, les citoyens ordinaires doivent supplier l’État pour obtenir un minimum de dignité.

Où est le ministère des Affaires étrangères dans cette affaire ?
Pourquoi faut-il une lettre publique pour qu’un président prenne conscience d’une telle situation ?

Un silence coupable des autorités guinéennes

Le plus révoltant dans cette affaire, ce n’est pas seulement la douleur de cette femme, mais l’indifférence totale de l’État face à la souffrance de ses propres serviteurs.

Pendant que le régime multiplie les voyages et les dépenses somptuaires, des familles sont abandonnées à leur sort.

Un pays qui abandonne ses enfants, même après la mort

Ce drame met en lumière une vérité cruelle : en Guinée, même la mort ne garantit pas le respect de l’État.

Si un agent consulaire peut être ignoré après son décès, que dire des milliers d’autres Guinéens qui meurent chaque année à l’étranger dans des conditions tragiques, sans aucune assistance de leur pays d’origine ?

Le CNRD et son gouvernement aiment vanter leur soi-disant « refondation de l’État », mais quelle refondation laisse ses propres citoyens mourir dans l’oubli ?

L’État guinéen réagira-t-il enfin ?

Il aura fallu une lettre adressée directement à Doumbouya pour que cette affaire arrive sous les projecteurs. Mais combien d’autres familles vivent ce drame en silence, sans aucun espoir d’être entendues ?

Si le président guinéen veut prouver qu’il est réellement un homme d’honneur, qu’il commence par assurer à ses citoyens, vivants ou morts, le respect qu’ils méritent.

Parce qu’un État qui oublie ses propres enfants ne mérite pas leur loyauté.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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