Une candidature de Doumbouya ? Un parjure assumé et une insulte à la Guinée

Une candidature de Doumbouya ? Un parjure assumé et une insulte à la Guinée

Dr. Ousmane Kaba Zotomou a osé dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : si Mamadi Doumbouya se présente à l’élection présidentielle, ce sera un parjure total.

En d’autres termes, le chef de la junte trahirait sa propre parole, celle qu’il a répétée à maintes reprises : qu’il n’a pas pris le pouvoir pour s’y éterniser, qu’il rendrait la Guinée à un gouvernement civil après la transition.

Mais depuis quand un putschiste tient ses promesses ?

Si la candidature de Doumbouya se concrétise, ce ne sera ni une surprise ni une erreur, mais une trahison délibérée et soigneusement préparée.

Doumbouya : de « libérateur » à simple usurpateur

Le 5 septembre 2021, Mamadi Doumbouya s’est présenté comme le sauveur d’une Guinée étouffée par les dérives du régime Alpha Condé. Il promettait une transition courte, une refondation de l’État et une rupture avec les pratiques du passé.

Trois ans plus tard, où en est-on ?

Mamadi Doumbouya n’a jamais eu l’intention de rendre le pouvoir, tout était une mise en scène pour calmer la communauté internationale et piéger les Guinéens dans une illusion de transition.

Un parjure… et une catastrophe pour la Guinée

Si Doumbouya se présente, ce ne sera pas qu’un simple mensonge, ce sera une bombe à retardement pour la stabilité du pays.

Une candidature de Doumbouya serait un précédent dangereux, une invitation à d’autres aventures militaires, une porte ouverte à l’instabilité permanente.

Une Guinée prise en otage par l’ambition d’un homme

Le véritable enjeu n’est pas de savoir si Doumbouya sera candidat, mais de voir comment il tentera de légitimer cette imposture.

Déjà, les médias d’État chantent ses louanges à longueur de journée, les ministres se transforment en griots politiques, et les structures électorales sont doucement verrouillées.

Le schéma est clair :

  1. Organiser un référendum constitutionnel biaisé pour installer un cadre juridique sur mesure.
  2. Faire croire que « le peuple réclame Doumbouya » à travers des mouvements artificiels et des « marches de soutien » financées.
  3. Étouffer toute opposition pour imposer un « coup KO » digne des pires régimes autoritaires.

Le peuple acceptera-t-il cette trahison ?

Si Doumbouya pense pouvoir confisquer le pouvoir sans résistance, alors il sous-estime gravement la mémoire des Guinéens.

Si la Guinée veut éviter une nouvelle crise, une nouvelle révolte populaire, une nouvelle instabilité, alors le peuple doit refuser cette candidature imposée.

Car un parjure d’État ne peut pas être toléré.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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