Plainte contre des avocats à la CRIEF : Aly Touré franchit la ligne rouge de l’intimidation judiciaire

Plainte contre des avocats à la CRIEF : Aly Touré franchit la ligne rouge de l’intimidation judiciaire
Décidément, Aly Touré, ce procureur autoproclamé incorruptible et impassible aux critiques, vient une fois de plus de démontrer toute la mesure de son mépris pour la justice et les droits fondamentaux en Guinée. Dernière provocation en date : la confirmation qu’une plainte a été déposée contre des avocats devant la très controversée Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Voilà une étape supplémentaire franchie dans la dérive autoritaire d’un régime militaire déterminé à museler, par tous les moyens, ceux qui osent encore défendre les accusés dans cette justice spectacle.
Des avocats ciblés : l’ultime attaque contre la défense
Soyons clairs : viser des avocats dans l’exercice de leur métier, c’est s’attaquer frontalement à l’un des derniers remparts contre l’arbitraire en Guinée. Ce geste ne relève pas simplement d’une procédure judiciaire anodine, comme tente maladroitement de le justifier Aly Touré. Il s’agit clairement d’une tentative d’intimidation à l’encontre d’une profession devenue gênante pour un régime déterminé à réduire au silence toute voix capable d’exposer ses dérives.
En confirmant publiquement cette plainte, Aly Touré assume désormais pleinement son rôle de procureur politique, instrumentalisant sans scrupule la justice au profit du pouvoir militaire. Après avoir poursuivi les opposants, intimidé les journalistes, et bâillonné la société civile, c’est désormais aux avocats, derniers défenseurs de la liberté et de l’État de droit, que le régime s’attaque frontalement.
Aly Touré, symbole d’une justice instrumentalisée
Le procureur Aly Touré incarne à merveille cette justice devenue totalement politique, aux ordres d’un régime qui ne tolère plus la moindre résistance. Il y a quelques jours à peine, il déclarait fièrement : « Les critiques ne m’affectent pas ». Effectivement, il semble complètement hermétique aux accusations pourtant légitimes de dérives autoritaires qui s’accumulent sous sa responsabilité directe. Et aujourd’hui, en cautionnant cette attaque inédite contre les avocats, il franchit définitivement la ligne rouge.
Quelle crédibilité peut encore prétendre avoir Aly Touré lorsqu’il utilise son pouvoir judiciaire pour menacer ouvertement ceux qui tentent simplement d’exercer leur métier dans un contexte déjà très difficile ? Le procureur général de la CRIEF, au lieu de garantir l’indépendance de la justice, participe activement à la mise au pas de la défense, devenant ainsi le bras armé d’une répression institutionnelle sans précédent.
La CRIEF : un tribunal d’exception aux méthodes de barbouzes
Cette affaire vient rappeler une réalité déjà largement dénoncée : la CRIEF n’est rien d’autre qu’un tribunal d’exception créé par le régime militaire pour régler ses comptes avec ses opposants politiques. Aujourd’hui, en ciblant directement les avocats, cette Cour franchit un cap supplémentaire dans l’absurde. Elle révèle définitivement son véritable visage : celui d’un instrument d’intimidation politique, totalement détourné de sa mission initiale de lutte contre la corruption et les crimes économiques.
Sous couvert de transparence et de justice, la CRIEF se transforme aujourd’hui en tribunal d’inquisition où personne—pas même les avocats—n’est à l’abri des poursuites arbitraires. Cette situation gravissime porte atteinte aux fondements même de la justice en Guinée, rendant illusoire tout espoir d’État de droit sous le régime actuel.
Une dérive autoritaire assumée
En confirmant ouvertement cette plainte, Aly Touré adresse un message clair à l’ensemble du barreau guinéen : désormais, défendre un accusé devant la CRIEF sera considéré comme un acte suspect, potentiellement criminel. Voilà une démarche digne des régimes dictatoriaux les plus sinistres, où l’avocat se retrouve criminalisé simplement parce qu’il ose exercer librement sa profession.
Le régime militaire et son fidèle procureur Aly Touré viennent donc de poser un acte d’une gravité exceptionnelle. Cette plainte, sous couvert d’une prétendue légalité, constitue une attaque directe contre la démocratie et les droits humains. Il s’agit d’un avertissement clair à tous ceux qui seraient tentés de défendre les victimes du pouvoir militaire : désormais, vous le ferez au péril de votre propre liberté.
Avocats, derniers défenseurs des libertés
En s’en prenant ainsi aux avocats, Aly Touré ne fait rien d’autre que révéler la faiblesse intrinsèque du régime qu’il sert. Car, rappelons-le, un pouvoir sûr de lui-même et de sa légitimité n’a nul besoin de bâillonner ses opposants, encore moins les avocats chargés de les défendre. Cette plainte ridicule témoigne donc, avant tout, de la fragilité extrême d’un régime en pleine paranoïa politique.
Aujourd’hui, c’est toute la profession d’avocat qui est attaquée frontalement. Demain, qui sera la prochaine victime de cette justice devenue folle ? Journalistes, activistes, simples citoyens critiques ? Personne ne semble désormais à l’abri de cette folie répressive cautionnée et incarnée par Aly Touré.
Aly Touré, le procureur qui enterre définitivement la justice en Guinée
En cautionnant publiquement cette plainte contre les avocats, Aly Touré confirme définitivement ce que tout le monde savait déjà : sous son autorité, la justice guinéenne n’est plus qu’un instrument de répression politique. Il assume ainsi pleinement sa responsabilité dans la dérive autoritaire actuelle du régime, faisant définitivement tomber le masque d’une prétendue impartialité judiciaire.
Les avocats visés par cette plainte méritent aujourd’hui toute la solidarité de ceux qui croient encore à l’idée d’une justice libre, indépendante et impartiale en Guinée. Face à cette attaque scandaleuse, il est urgent que la société civile, la communauté internationale et tous ceux qui défendent les libertés démocratiques se mobilisent pour dénoncer fermement ce nouvel abus de pouvoir.
Quant à Aly Touré, son nom restera désormais associé à jamais à cette sombre période où la justice guinéenne aura été détournée au profit d’un régime autoritaire. Il portera longtemps la responsabilité morale de cette dérive répressive sans précédent, qui vient définitivement d’enterrer l’idée même d’État de droit dans notre pays.
— conakrylemag




