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Guinée : SimFer mise sur l’autonomisation des femmes et le développement local à Beyla

Des projets structurants pour les communautés impactées par Simandou

En Guinée forestière, la coentreprise SimFer marque une étape importante dans son engagement envers les populations locales. Ce jeudi, quatre initiatives concrètes ont été lancées dans la préfecture de Beyla, visant à améliorer durablement les conditions de vie des habitants. Ces projets s’inscrivent dans une stratégie plus large de développement inclusif, couvrant des domaines aussi variés que l’accès à l’eau potable, la formation professionnelle ou encore l’agriculture durable.

Parmi les réalisations phares figure la création d’un centre d’inclusion numérique, une première dans cette zone rurale. L’objectif ? Permettre aux jeunes et aux entrepreneurs locaux de se familiariser avec les outils digitaux, essentiels pour accéder à de nouveaux marchés ou développer des activités économiques. Parallèlement, 40 hectares de jardins maraîchers vont être déployés dans 25 villages, une mesure qui devrait renforcer la sécurité alimentaire tout en offrant des débouchés commerciaux aux agriculteurs.

120 femmes formées en un an : un pas vers l’émancipation économique

La cérémonie de Beyla a également été l’occasion de célébrer la réussite de 120 femmes et jeunes filles, diplômées après une année de formation dans des métiers porteurs. Couture, coiffure et saponification : ces secteurs ont été choisis pour leur potentiel à générer des revenus rapidement, tout en répondant à des besoins concrets du marché local. Les participantes ont reçu des certificats attestant de leurs compétences, un sésame pour lancer leur propre activité ou intégrer le marché du travail.

Tanja Rasmussen, directrice de CSP chez SimFer, a souligné l’importance de ces formations : « Donner aux femmes les moyens de subvenir à leurs besoins, c’est investir dans l’avenir de toute une communauté. Ces compétences leur permettront non seulement de gagner en autonomie, mais aussi de contribuer activement à l’économie locale. » Un discours qui résonne particulièrement dans une région où les opportunités professionnelles restent limitées pour les femmes.

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Eau, éducation et emploi : des infrastructures pour changer le quotidien

Outre les formations, SimFer a annoncé la construction de 40 forages manuels, une réponse concrète aux défis d’accès à l’eau potable dans cette partie du pays. Ces installations, réparties dans plusieurs villages, devraient réduire les distances parcourues quotidiennement par les femmes et les enfants pour s’approvisionner, tout en limitant les risques sanitaires liés à la consommation d’eau non traitée.

Autre volet clé du programme : la formation de 360 jeunes diplômés aux techniques de montage de projets et de recherche de financements. Une initiative qui s’inscrit dans une logique de long terme, visant à doter les nouvelles générations des outils nécessaires pour créer des entreprises viables. « Nous voulons que ces jeunes deviennent des acteurs du changement, capables de transformer leurs idées en opportunités économiques », a expliqué Tanja Rasmussen.

Un partenariat public-privé au service du développement durable

SimFer, fruit d’une collaboration entre l’État guinéen, le géant minier Rio Tinto et un consortium mené par Chinalco, se positionne comme un acteur clé du développement local. Son approche repose sur une concertation étroite avec les communautés, afin d’identifier les besoins prioritaires et d’y répondre de manière ciblée. « Notre engagement ne se limite pas à l’exploitation du gisement de Simandou. Nous avons la responsabilité de laisser un héritage positif aux populations qui nous accueillent », a insisté la directrice de CSP.

Pour les habitants de Beyla et des villages environnants, ces projets représentent une lueur d’espoir. Dans une région où les infrastructures manquent cruellement, l’arrivée de forages, de formations professionnelles et de jardins maraîchers pourrait bien changer la donne. Reste à voir comment ces initiatives seront pérennisées, une question cruciale pour éviter l’écueil des projets abandonnés après le départ des entreprises.

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Une chose est sûre : en misant sur l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes, SimFer pose les bases d’un développement plus équilibré. Si ces efforts se poursuivent, ils pourraient inspirer d’autres acteurs industriels à investir davantage dans le capital humain, bien au-delà des simples obligations légales.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

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