
Sidya Touré dénonce l’enlèvement d’Abdoul Sacko : « Un énième kidnapping d’État »
La junte guinéenne poursuit sa dérive autoritaire, et l’enlèvement d’Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée, en est une nouvelle illustration. Arrêté dans la nuit du 18 au 19 février 2025, sans mandat, sans justification, sans explication, il vient s’ajouter à une longue liste de personnalités kidnappées par le régime sous prétexte de « maintien de l’ordre ».
Face à cette situation, Sidya Touré, leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR), a haussé le ton. Il qualifie cet acte d’« énième kidnapping » et exige la libération immédiate d’Abdoul Sacko.
Un mode opératoire bien rodé
Depuis des mois, le CNRD ne prend même plus la peine de cacher sa répression. La méthode est toujours la même :
- Arrestation brutale, souvent de nuit.
- Aucune notification officielle, aucune procédure légale respectée.
- Détenus placés au secret, privés de tout contact avec leurs avocats ou familles.
C’est ainsi que des figures de la société civile, des journalistes et des opposants disparaissent du jour au lendemain. Abdoul Sacko rejoint Foniké Mengué, Billo Bah, Saadou Nimaga et Habib Marouane Camara sur la liste des victimes de cette politique de terreur.
Sidya Touré sonne l’alarme
Le chef de l’UFR ne mâche pas ses mots. Il dénonce avec fermeté un régime qui n’hésite plus à user de la force et de l’intimidation pour neutraliser ses opposants. Pour lui, ces arrestations arbitraires ne sont rien d’autre que des enlèvements politiques dignes des dictatures les plus brutales.
Sidya Touré exige non seulement la libération immédiate d’Abdoul Sacko, mais aussi l’arrêt de cette stratégie d’intimidation qui gangrène la transition. Il met en garde la junte contre une accumulation d’abus qui risque de provoquer un soulèvement populaire incontrôlable.
Vers un point de rupture ?
La Guinée n’a jamais été aussi proche d’une implosion politique.
- L’économie est en lambeaux.
- Les coupures d’électricité paralysent le pays.
- Les libertés fondamentales sont suspendues.
Pendant que la junte traque ses opposants, elle oublie que la colère gronde. Jusqu’à quand les Guinéens vont-ils accepter d’être gouvernés par la peur ?
Si Mamadi Doumbouya et son clan pensent pouvoir étouffer toute contestation par la répression, ils se trompent lourdement. Plus la pression monte, plus l’explosion sera violente.
Sidya Touré, comme d’autres, prévient : si le CNRD persiste dans cette voie, il risque de précipiter sa propre chute.
— conakrylemag




