Palais du peuple
Temps de lecture : 2 minutes

En 2001 nous étions tous là. Certains comprenaient les enjeux, d’autres non. Les autres, c’étaient les plus jeunes, à qui on n’avait pas dit toute la vérité. Chacun d’eux a donc posé un acte qui a eu pour résultat, les années de crise sociale. Cela fait exactement 18 ans et les aînés de l’époque sont encore là dans le jeu.

Certains parmi eux qui appelaient à dire oui à la révision constitutionnelle, sont restés fidèles avec leur attitude. Une conviction peut-être fondée sur les mesquineries. Mais ils ont des arguments à vouloir d’un président dont ils ont fabriqué les nerfs à leur manière. Parce que c’est une question de fabrication avec pour seul but de le voir œuvrer dans leur intérêt d’abord et celui du vrai peuple ensuite.

D’autres hier du même bord que les premiers, ont changé de position. Aujourd’hui plus hargneux que jamais, s’opposent à toute idée de référendum sur la loi fondamentale. Et pour cause, là aussi peut être qu’ils ont pris conscience. Ou peut être encore, ils redoutent de subir les conséquences politiques, mais uniquement sur leur carrière, que leur choix de 2001 a pu produire.

Les adolescents des dernières années CONTE ont grandi, ils sont dans l’administration, dans l’opposition, dans les organisations de la société civile, sur les réseaux sociaux et dans les cafés. Ils parlent de la politique avec un ton impétueux. Pas de doute, quelque soit leur positionnement actuel, ils ont de l’audace. Il y en a qui mentent au gré de l’argent et des privilèges multiformes. Ils ne se gênent donc pas. Mouvements de soutien par ci, mouvements de contestation par là, les deux groupes croient que la justice existe.

A LIRE >>  Quand le cas Baidy Aribot divise l’UFR : Dr Deen Touré, un poids lourd du parti précise !

Les pro référendum appellent à traquer les contestataires dans les quartiers. Les policiers et gendarmes se chargent du boulot. Tout regroupement de cette nature est systématiquement empêché et réprimé. Les anti référendum, excellent dans la publication des déclarations, les réactions. Leur rêve, c’est de voir la communauté internationale intervenir pour offrir une médiation comme par le passé. La Cour pénale internationale, nous informent-ils, a reçu des alertes. Une chose est sûr, les deux camps s’appellent grossièrement désormais ennemis de la République.

Les adolescents de maintenant n’échappent pas aux manipulations. Les grands intellectuels aussi, tous pressés de sortir bénéficiaire d’une prébende. Ils écrivent, font des contributions. Le droit n’a jamais aussi été étripé dans notre pays. Parce que les juristes nous ont appris qu’il y a des articles et il y a l’esprit des articles. Ils auraient dû nous prévenir qu’il y a les idées que les gens peuvent et seraient même libres de faire d’une disposition constitutionnelle.

Là, c’est à la fois la honte et la peur de voir notre élite moquée aux yeux du monde.
Et le gouvernement qui sans le dire, se montre soumis à n’importe quelle volonté du RPG arc en ciel . Le premier ministre dit doublement oui. Il n’a pas de choix. Ceux sur qui le parti jaune arc en ciel a des doutes, sont appelés à venir faire des déclarations à Gbessia. Aboubacar Sylla a été vu là samedi pour la première fois dans sa carrière de politicien, avec un papier, juste pour dire qu’il soutient la nouvelle constitution. Ablbayrak peut sourire.

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.