
Données biométriques des Guinéens stockées en Malaisie : un scandale d’État étouffé par la junte
Encore un énorme scandale qui éclate en Guinée ! Mamy Diaby, ancien Directeur général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), tire la sonnette d’alarme : les données biométriques des Guinéens sont stockées en Malaisie. Oui, vous avez bien lu : l’identité numérique de millions de citoyens guinéens est entre les mains d’un pays étranger, sans que personne ne sache réellement qui y a accès ni comment elles sont utilisées.
Dans n’importe quel État sérieux, une révélation pareille provoquerait un tollé national, des enquêtes indépendantes et des sanctions immédiates. Mais en Guinée, où le CNRD règne en maître absolu, le silence est la règle d’or.
Quand la souveraineté nationale est bradée dans l’indifférence totale
La biométrie est un outil stratégique dans un pays. Elle conditionne l’établissement des cartes d’identité, des passeports, des permis de conduire et même des listes électorales. Laisser ces informations hors du territoire national, sous le contrôle d’un État étranger ou d’une entreprise privée obscure, c’est mettre en péril la souveraineté nationale.
Mais comment en est-on arrivé là ? Quel gouvernement a signé un contrat aussi dangereux ? Qui a permis un tel abandon de la sécurité numérique du pays ?
Mamy Diaby ne mâche pas ses mots :
« C’est un scandale ! Comment peut-on externaliser des données aussi sensibles ? »
La question est légitime. Mais le pire dans cette affaire, c’est que personne ne semble prêt à assumer la responsabilité de ce fiasco.
Un silence complice de l’État
Le CNRD, qui se targue d’être le gardien de la souveraineté nationale, est curieusement muet sur la question. Pourtant, ce régime qui traque ses opposants avec une efficacité redoutable se montre incapable de protéger l’identité numérique des Guinéens.
Pourquoi ce silence ? Parce que cette affaire met en lumière l’incompétence totale des dirigeants successifs, y compris ceux actuellement au pouvoir.
- Qui a signé ce contrat léonin avec la Malaisie ?
- Pourquoi l’État n’a-t-il jamais investi dans une base de données sécurisée sur le sol guinéen ?
- Qui protège les intérêts des Guinéens quand leur identité est en jeu ?
Le régime préfère étouffer l’affaire en espérant que les Guinéens, préoccupés par la survie quotidienne, ne se rendront pas compte de la gravité de la situation.
Un danger réel pour la sécurité nationale
Stocker des données biométriques à l’étranger, c’est offrir sur un plateau l’identité de millions de Guinéens à des puissances extérieures. Les risques sont énormes :
- Usurpation d’identité massive : Qui peut garantir que ces données ne seront pas vendues ou utilisées à des fins frauduleuses ?
- Manipulation électorale : Comment s’assurer que les listes électorales restent crédibles si les informations des citoyens sont hors de contrôle ?
- Espionnage et surveillance : Un gouvernement étranger pourrait exploiter ces données à des fins politiques, économiques ou sécuritaires.
En clair, cette affaire est une bombe à retardement, et le CNRD joue avec le feu en tentant de minimiser son impact.
Un scandale de plus dans une République à la dérive
Après les détournements de fonds, les arrestations arbitraires, la répression des opposants et la confiscation du pouvoir, voici maintenant le pillage de l’identité des Guinéens.
Jusqu’à quand le peuple acceptera-t-il que son pays soit géré comme une entreprise familiale, où l’incompétence et l’irresponsabilité règnent en maître ?
Cette affaire des données biométriques stockées en Malaisie est un énième exemple du mépris total de l’État pour la sécurité nationale et les droits des citoyens.
Si rien n’est fait, la Guinée risque de payer très cher cette imprudence, et ce ne sera pas par manque de mises en garde.
— conakrylemag




