Congrès de l’UFDG: le parti ne cédera ni à l’intimidation ni à l’injustice et ne reculera pas face à l’arbitraire (Déclaration)
Suspension des congrès de l’UFDG : la machine répressive du CNRD en marche
Suspension des congrès de l’UFDG : la machine répressive du CNRD en marche
Le couperet est tombé : les autorités ont suspendu les congrès de l’UFDG, le principal parti d’opposition en Guinée. Officiellement, cette décision se justifie par des impératifs sécuritaires. Mais personne n’est dupe. Il s’agit d’une manœuvre politique évidente pour empêcher l’UFDG de se structurer et de se préparer aux futures élections.
Dans un communiqué cinglant, le parti de Cellou Dalein Diallo a dénoncé « l’intimidation, l’injustice et l’arbitraire » du régime militaire. Une réponse logique, car cette suspension n’a aucun fondement légal. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large du CNRD : museler toute opposition réelle, verrouiller l’espace politique et maintenir le flou sur la transition.
Un acharnement ciblé contre l’opposition
Depuis l’arrivée de Mamadi Doumbouya au pouvoir en 2021, le sort réservé aux partis d’opposition est sans équivoque :
- Répression des manifestations pacifiques
- Arrestations et harcèlement judiciaire des opposants
- Restriction des libertés de réunion et d’expression
- Manipulation des règles électorales au profit de la junte
Ce qui arrive aujourd’hui à l’UFDG n’est pas un cas isolé. Le RPG, l’UFR et d’autres formations politiques ont également subi des pressions similaires. Le schéma est clair : permettre aux partis « coopératifs » de fonctionner sous contrôle, tout en neutralisant ceux qui refusent de jouer le jeu de la junte.
Pourquoi suspendre les congrès de l’UFDG maintenant ?
Éviter une remobilisation des militants : L’UFDG reste la principale force politique du pays, avec une base militante importante et une organisation bien rodée. Lui permettre de tenir ses congrès, c’est lui donner une tribune pour galvaniser ses partisans et structurer son opposition au CNRD.
Empêcher une montée en puissance avant les élections : Même si la date des élections reste floue, la transition arrive à un tournant décisif. Si l’UFDG parvient à tenir ses congrès et à renforcer son leadership, elle deviendra un acteur incontournable du futur processus électoral. La junte préfère donc couper l’herbe sous le pied du parti dès maintenant.
Tester la réaction de l’opinion publique : En suspendant ces congrès, le CNRD évalue la capacité de l’opposition à mobiliser. Si la riposte est faible, alors d’autres mesures plus restrictives suivront.
L’UFDG peut-elle résister à cette offensive ?
Dans sa déclaration, l’UFDG affirme qu’elle « ne reculera pas » face à cette injustice. Une posture ferme, mais avec quels moyens ?
- Peut-elle mobiliser ses militants malgré les interdictions et la répression ?
- Les autres partis oseront-ils s’unir contre cette dérive autoritaire ?
- La pression internationale suffira-t-elle à faire fléchir le CNRD ?
Si l’UFDG cède aujourd’hui, c’est tout l’espace politique guinéen qui sera verrouillé. La résistance est donc une question de survie démocratique.
Une junte qui trahit ses engagements
En suspendant ces congrès, le CNRD démontre une fois de plus qu’il n’a aucune intention d’organiser une transition transparente et équitable.
Le régime cherche à neutraliser les forces démocratiques avant même d’annoncer un calendrier électoral crédible. Cela pose une question essentielle : comment croire que ces militaires organiseront des élections libres et honnêtes si, dès maintenant, ils empêchent l’opposition de s’exprimer ?
Cette suspension est un signal fort : la junte veut imposer sa propre règle du jeu. Et si les Guinéens ne réagissent pas maintenant, demain, ce ne sera plus seulement l’UFDG qui sera réduit au silence.
— conakrylemag
Un acharnement ciblé contre l’opposition



