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Foniké Menguè et Billo Bah Dix mois : Deux hommes. Zéro explication.

Dix mois. Deux hommes. Zéro explication.

Le 9 juillet 2024, Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah disparaissent. Littéralement. Arrachés à leur domicile par des hommes armés, cagoulés, embarqués sans mandat. Depuis ? Le néant. Pas une audience. Pas une preuve de vie. Pas même un « on enquête ». Rien. Silence glacial, complice, criminel.

Dix mois. Et toujours rien.

La scène ressemblait à un film de guerre : véhicules blindés, tirs de sommation, témoins dispersés à coups de peur. Un troisième militant arrêté ce soir-là a été relâché, le corps brisé, la voix tremblante : interrogatoires, accusations fantaisistes, torture. Lui, au moins, est revenu. Pas Foniké. Pas Billo.

La famille attend. L’espoir s’effiloche. Les jours passent, les réponses non.

Officiellement, personne ne sait. Pas vu, pas pris. Une disparition aussi nette qu’un coup de ciseaux dans un journal d’État. Les autorités jouent à cache-cache, sauf que ce sont des vies humaines qu’on égare.

On se croirait dans une dictature de bas étage, mais non : bienvenue dans la Guinée de 2025. Celle où les opposants ne débattent pas, ils disparaissent. Celle où les manifestations sont interdites, les journalistes bâillonnés, et les voix discordantes effacées comme des fautes de frappe.

Mais ne vous inquiétez pas. Tout va bien. Le président voyage, les 4×4 circulent, les photos officielles pleuvent, les discours pleins de « valeurs » s’empilent. Pendant ce temps, deux hommes, deux militants, deux symboles, s’évaporent.

Et que fait la communauté internationale ? Elle « s’inquiète ». Elle « observe ». Elle « appelle au dialogue ». Pendant ce temps, Foniké et Billo manquent à l’appel. Dix mois. Le temps d’un deuil. Sauf qu’il n’y a même pas de corps à enterrer.

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Combien faudra-t-il encore de disparitions pour que l’on cesse de banaliser l’horreur ? Pour qu’on appelle les choses par leur nom : une dictature militarisée, un pouvoir paranoïaque, une justice inexistante.

La Guinée mérite mieux qu’un régime de l’ombre. Elle mérite qu’on rende compte. Et vite.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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