Burundi : un autocrate déposé par l’armée ?

Une histoire qui rappelle celle du Niger en février 2010 lorsque l’armée à travers le commandant Salou Diobo a déposé en pleine journée le Président Tandja Mamadou, obstiné à se présenter à un 3ème mandat.

Ce mercredi 13 mai 2015, sauf retournement « extraordinaire » de situation, Pierre Nkurunziza, ancien chef rebelle et président du Burundi depuis 10 ans, a perdu le pouvoir et ses intentions de violer la constitution pour un 3ème mandat s’envolent avec.

Alors qu’il est parti au sommet de Tanzanie qui réunit plusieurs chefs d’Etat pour faire le point sur la crise qui secoue le pays, à Bujumbura, l’ex-chef d’état-major, Godefroid Niyombaré, annonce sur une radio privée la destitution du président Pierre Nkurunziza, selon RFI.

Déjà les scènes de joie à Bujumbura sont visibles sur la toile et aucune tentative de loyauté au président déchu ne saurait être soutenue ni réussir. L’ancien président doit se résoudre à chercher un sol d’asile en attendant la fin de la transition dans son pays que son entêtement a plongé dans le chaos et provoqué avec de nombreux morts, de blessés par balle et d’importants dégâts matériels.

Les forces dites loyalistes devront choisir entre rester avec le peuple ou disparaître avec un régime despote. Le Général à la retraite réapparu en sauveur confirme sa grandeur d’homme et s’installe dans la loge des grands de l’histoire de ce petit pays d’Afrique Centrale déchiré par des guerres civiles, des assassinats politiques et la misère.

Vivement une transition démocratique à la burkinabè, où les forces dites négatives devront être tenues à l’écart pour payer de leur trahison à la nation burundaise.

L’Afrique confrontée à des dictatures de tous ordres, à travers l’Union Africaine et les organisations sous-régionale, doit oser dire à ses dirigeants d’arrêter la bêtise, car l’exercice du pouvoir ne saurait être érigé en métier pour une poignée d’individus assoiffés de sang et de biens mal acquis.

A l’opposition et la société civile, le monde vous observe et salue votre courage dans ce combat inégal mais légal et noble. Un seul conseil à vous donner : éviter la conduite à la guinéenne, où les responsables de la transition ont fait la course à l’enrichissement illicite en ignorant les réelles préoccupations du pays. Surtout ne parlez pas de tickets d’entrée pour ne pas rêver à des tickets de sortie qui vont grever votre budget national.

Avec dignité, patriotisme et courage, œuvrez à sortir ce pays de cette situation d’incertitude par la culture démocratique et de la bonne gouvernance et à toutes les valeurs respectueuses de l’Etat de droit.

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