Ces politiques criquets qui parlent au nom du peuple

Ces politiques criquets qui parlent au nom du peuple

Ces politiques criquets qui parlent au nom du peuple
Le combat des criquets. Ils sont tous identiques. Il faut absolument
être un criquet pour connaître les protagonistes. Il n’y a pas de
jugement possible sur les comportements des uns et des autres. Tous
ont des pattes, volent et chipotent ensemble. Leurs victimes, les
feuilles des plantes mêmes les plus utiles à l’humanité. Et comme ça,
comment pourrait-on les définir ? Des criquets gentils parmi les
méchants ? Des criquets qui ont plus le souci de préserver des herbes
et fruits que d’autres ? Tous sont les mêmes. Tous ne sont utiles que
pour eux-mêmes. Tous sont nuisibles pour les autres qui peuvent être
leurs victimes directes et indirectes.
Les criquets, sont comme nos politiques. Difficile de distinguer les
bons des mauvais. Les gentils des méchants. Les compétents des
médiocres. Nos politiques inspirent les criquets nuisibles et
inversement. Parce qu’ils sont tous nuisibles. Dans cette bataille en
cours, dont on ne peut évaluer l’évolution, personne ne peut parier
sur la finalité. Et c’est vrai que tous se plaindront et se réjouiront
du résultat.
Si nous voulons comprendre, allons au-delà des déclarations. Si nous
voulons mieux comprendre, ignorons ces mouvements de lutte ainsi que
leurs slogans, Amoulanfé, Alan manè. Si nous voulons comprendre et
choisir un camp, considérons le peuple comme une victime et ceux qui
parlent en son nom dans les deux groupes et qui font semblant d’être
opposés, comme les bourreaux. Leur souhait, c’est de voir le peuple
disparaître. Ainsi donc, ils pourront à eux seuls, s’arroger les
titres d’acteurs politiques, d’organisation de la société civile,
gouvernement et peuple.
Le vrai peuple deviendrait donc celui qu’on ne peut ou doit jamais
entendre. Puisqu’on ne lui donne jamais la parole, on préfère lui
imposer de manière subtile des projets minables. On les lui impose et
l’oblige à garder son rôle de spectateur amorphe. Personne ne se bat
pour le peuple : Amoulanfé et Alan manè. Personne ne le défend :
Amoulanfé et Alan manè. Et pour le comprendre on peut questionner dans
les détails, ce sur quoi chacun semble fonder son engagement : les
pro-nouvelle constitution disent que celle qui est là n’est pas
bonne. Ils disent même que le peuple n’a pas été consulté en 2010,
pour le peuple, le chroniqueur pourrait leur poser la question : le
peuple s’en est il plaint ? Le vrai peuple de Guinée, pas leur peuple
à eux, a-t-il demandé une nouvelle constitution ? Quand ? Comment ? A
quelle occasion ?
Ceux qui sont contre l’adoption d’une nouvelle constitution disent le
peuple n’en veut pas. D’accord. Le chroniqueur aussi pense que le
peuple n’en veut pas. Mais le vrai peuple, pas le peuple à nous,
l’a-t-il déjà dit ? Quand ? Comment ? A quelle occasion ? Le peuple
existe, chacun peut librement lui donner la parole, il donnera son
avis. Et pourquoi, les organisations de la société civile qui ne
mobilisent plus dans ce pays depuis des lustres, se voient obliger de
s’agripper aux partis politiques pour leurs militants ? Est-ce le vrai
peuple de Guinée ? Le vrai peuple se trouve aussi dans le monde rural,
dans les champs, dans les marchés. Le vrai peuple, ce sont ses
ouvriers dont les conditions de vie ne sont jamais l’objet du combat
des acteurs sociaux et politiques criquets. Le vrai peuple, il faut
lui expliquer les enjeux du moment pour qu’il adhère avant de parler
en son nom.

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