Encore un accident au Km 36 : l’anarchie routière continue de paralyser Conakry
Comme presque tous les jours, un camion accidenté bloque la circulation au Km 36, plongeant des milliers d’usagers dans un chaos routier sans fin. Embouteillages monstres, klaxons rageurs, conducteurs exaspérés… Bienvenue en Guinée, où la route est un enfer quotidien et où chaque trajet est une épreuve de patience.
Pourquoi toujours au Km 36 ?
Ce tronçon est un point névralgique de la circulation, mais il est aussi l’un des plus accidentogènes. Pourquoi ?
- Infrastructures défaillantes : routes mal entretenues, absence de signalisation, nids-de-poule béants.
- Camions surchargés et mal contrôlés : aucun suivi, aucune régulation, des épaves roulantes lâchées sur les routes.
- Absence totale d’anticipation : chaque jour, le même problème se répète, et pourtant rien ne change.
On dirait presque que les autorités découvrent à chaque fois que le Km 36 est un goulot d’étranglement… alors que c’est un problème vieux comme le pays.
Un pays où l’on subit sans jamais régler
Les accidents de camions à répétition sont le reflet parfait de la gestion catastrophique des infrastructures et du trafic en Guinée.
- Les routes sont construites pour se détériorer en quelques mois.
- Les contrôles routiers servent plus à rançonner les chauffeurs qu’à garantir la sécurité.
- Les autorités réagissent toujours après coup, mais jamais en amont.
Chaque jour, les Guinéens perdent des heures précieuses dans ces bouchons infernaux, pendant que ceux qui devraient trouver des solutions roulent tranquillement en cortège escorté.
Et demain ?
Demain, un autre camion se renversera au même endroit, et on nous dira encore « Circulation ralentie au Km 36 »… jusqu’au jour où un accident plus grave forcera enfin les autorités à ouvrir les yeux.
Mais faudra-t-il un drame pour qu’enfin quelque chose change ?
— conakrylemag




