Crise politique : Le pari risqué de l’opposition
Le gouvernement continue de tendre la main pour une reprise du dialogue (sans préalables bien sûr). L’opposition campe sur sa position en posant des conditions pour son retour autour de la table des discussions. Ainsi, elle continue d’appeler ses militants à occuper la rue pour une série de manifestations, jusqu’à ce que le pouvoir se plie à ses exigences. Ce dernier lui rétorque que c’est à la CENI, qui est une institution indépendante, de décider si elle doit arrêter ses activités sur le terrain et annuler le chronogramme qui prévoit la présidentielle en octobre prochain et les élections locales en 2016.
Il faut reconnaitre que par le passé l’on a eu à assister à des revirements du même genre de la CENI apparement dictés par Sékoutouréya. Cependant le rapport de forces est-il le même qu’à l’époque entre le pouvoir et l’opposition ? La situation imposée par la radicalisation de l’opposition pourrait à la longue, certes, causer de sérieux ennuis au pouvoir, et les désagréments sont déjà durement ressentis par les citoyens, notamment ceux de la capitale Conakry. Mais la guerre d’usure dans laquelle semblent s’engager Alpha Condé et ses opposants ne risque-t-elle pas d’aboutir à un résultat contraire à celui escompté par Cellou Dalein Diallo et ses pairs