En 2010, quatre mois s’étaient écoulés entre le premier et le second tour de l’élection présidentielle.
En 2010, quatre mois s’étaient écoulés entre le premier et le second tour de l’élection présidentielle. C’était une première en Afrique. Cette anomalie électorale s’expliquait alors par la défiance du candidat arrivé en deuxième position vis-à-vis du fichier électoral, du découpage électoral et de l’organe de gestion de l’élection. À tort ou à raison, ce candidat estimait que le fichier électoral et la CENi d’alors étaient favorables à son adversaire .Il n’a daigné aller au second tour que lorsque des aménagements ont été apportés au processus notamment la création de nouveaux bureaux de vote. Et après l’élection et l’investiture du nouveau Président de la République, l’une des premières pommes de discorde entre le Pouvoir et l’Opposition a été la question de l’assainissement du fichier électoral. Le Président de la République qui a été sur la base de ce même fichier estimait- curieusement- qu’il n’etait pas fiable et que les élections législatives ne pouvaient être tenues sans que ce problème ne soit reglé.
Ce blocage a entrainé un décalage de trois années entre la présidentielle et les législatives. Trois années marquées par des morts, des bléssés et des destructions de biens publics et privés. On peut dire que c’est la véritable origine de toute la crise politique que l’on a connue par la suite dans notre pays avec une rupture totale de confiance entre pouvoir et opposition.
Ce petit rappel permet tout simplement de mettre l’accent sur l’importance et la place du fichier, du découpage électoral et l’organe de gestion des élections dans un processus électoral ou référendaire.
C’est pourquoi, il.serait suicidaire d’aller à un référendum dans les conditions actuelles en depit de l’insistance des partisans de la présidence à vie. On ne peut pas imposer aux autres ce qu’on a refusé il y a quelques années. Tout le monde reconnaît que le fichier actuel est plein d’imperfections.qui n’ont pas encore été corrigées. Il ne peut donc servir de base à un réfrendum crédible.
— conakrylemag




