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Faute de volonté politique et une mauvaise appropriation par les collectivités

Faute de volonté politique et une mauvaise appropriation par les collectivités
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Faute de volonté politique et une mauvaise appropriation par les collectivités; la décentralisation dans notre pays, est aujourd’hui, à l’image d’une bouche manquant de langue.

Je me rappelle encore lors d’une mission d’identification des besoins de formation des élus locaux des quatre communes pilotes: Kindia, Boké, Gueckedou et Kankan dans le cadre d’un programme dénommé Programme des villes secondaires (PVS) dans son volet éducation civique, animation de la société civile, financé par l’union européenne et mis en œuvre par le ministère de l’intérieur et de la décentralisation à l’époque, en partenariat avec la Fondation allemande Friedrich Ebert, l’équipe que j’avais l’honneur de conduire était arrivée à la conclusion que les élus locaux n’avaient pas la connaissance et/ou la compétence de leurs compétences; autrement dit, les élus ignoraient totalement les prérogatives que la loi sur la décentralisation en République de Guinée les confères.

Cela se traduisait sur le terrain par leur totale inféodation à leurs tutelles rapprochée. Résultat, les communes concernées étaient quasiment gérées par procuration. Les services déconcentrés des préfectures, abusant de cette situation, s’étaient appropriés des toutes les compétences et les prérogatives des élus locaux. Ces derniers ne pouvaient prendre aucune initiative ou décision sans se référer et obtenir l’aval du préfet. Cette situation datant déjà de la fin des années 90, début 2000, c’est incroyable de vivre toujours les mêmes situations en 2019.

Quand un maire élu, interdit une manifestation citoyenne sous prétexte qu’il aurait reçu des instructions d’un ministre fut-il celui de l’administration du territoire et de la décentralisation, c’est la preuve que les collectivités décentralisées peinent toujours à fonctionner conformément à l’esprit de la décentralisation. Entre un élu local qui n’a pas besoin de se référer à un ministre pour prendre une décision de portée locale et des organisations de la société civile qui, pour organiser une manifestation ou marche pacifique s’obligent à attendre la décision favorable d’un maire il y’a visiblement une mauvaise connaissance, maîtrise ou appropriation des textes régissant le fonctionnement des collectivités en termes de rôles et de responsabilités des élus. C’est un véritable recul en matière de décentralisation dans notre pays.

A LIRE >>  Le Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique Siaka Barry et le président du Comité de Normalisation Mohamed Lamine Nabe motivent et encouragent le Syli National Junior

Sow Boubacar, Fribourg (CH).

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