En Guinée, les journalistes, il faut le reconnaître, ont beaucoup souffert.
Entre révolution, coups d’Etat, apprentissages de processus démocratiques, le journaliste est toujours resté entre deux chaises. Vivotant aujourd’hui dans une demi-misère matérielle sur le support d’une identité hésitant entre le fidèle aux cinq doigts et l’amoureux d’un travail bien fait, le journaliste guinéen se cherche.
Ce moment d’égarement profite à d’autres. Et les autres sont nombreux. Entre les acheteurs de conscience et les esclavagistes politico-professionnels, l’homme ou la femme de média perd sa ligne éditoriale. Quand il y en a.