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JE N’AI AUCUN COMPLEXE AVEC LE MARTEAU SUR LES ROUTES DÉFONCÉES.

JE N’AI AUCUN COMPLEXE AVEC LE MARTEAU SUR LES ROUTES DÉFONCÉES.
« Nous sommes en train de réparer les routes qui mènent à notre village, les pistes rurales à Kigna dans la préfecture de Pita. Parce que les pluies de ces derniers temps ont causé quelques dégâts en causant des crevasses. Je ne vois pas pourquoi ce serait quelque chose d’exceptionnelle. Mes parents, mes arrières parents ont contribué tous à faire cette piste. Il n’y pas de raison que je sois dans mon propre village et que mes propres parents se retrouvent pour faire une route et que je sois en reste. Je suis fils de ce village et il ne peut pas y avoir des travaux ici puisque j’y suis présent sans que je n’apporte ma contribution.
 
Kigna est 6 kilomètres de Pita et relève de la commune urbaine.
J’ai porté ma chemise Kaki et mon pantalon jean et des chaussures de sport. Et actuellement je suis en train de faire le tour des villages accompagné d’un éminent secrétaire général d’un syndicat d’une des grandes entreprises du pays. C’est pour dire que nous les enfants de ce village et de ce Missidé, on n’a aucun complexe d’être chez nous, vivre en paysan auprès de nos parents et puis apporter notre contribution ».
 
Je souhaite que les enfants de ce village et de cette zone et partout ailleurs que les ressortissants prennent en charge la question du développement local comme ils sont en train de le faire d’ailleurs. Donc, prendre la question du développement local pour impacter la manière dont les choses sont en train d’évoluer. La présence physique est aussi nécessaire pour permettre à nos parents qui sont dans les communes rurales de se sentir protégés, épaulés et accompagner.
 
La réhabilitation des pistes rurales relève des autorités communales et parapubliques mais ça c’est sur papier. L’essentiel qui se fait aujourd’hui dans les campagnes, ce sont les ressortissants qui sont en train de le faire. Ils sont en train de faire des ponts, des routes, des forages, d’aménager des points d’adduction d’eau, ‘’il faut rendre à César ce qui appartient est César’’.
 
L’Etat est pratiquement absent dans la question du développement local. Il y a des choses qui auraient dû se faire et c’est pour cela que les ressortissants doivent se sentir beaucoup plus impliqués. Parce que c’est la manière de faire en sorte que la pauvreté soit combattue et que l’intérêt du pays puisse aussi être le levier de croissance économique tant sur le plan agricole que sur les autres plans ».
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