Kindia : ils ne se sont pas lassés.
La police

Kindia : ils ne se sont pas lassés.

  • #Kindia : ils ne se sont pas lassés.

Pas avant de faire plier la République. La soumettre au diktat du communautarisme.

S’accaparant l’Etat, fragilisant la Nation, avec elle le vivre-ensemble. Enième fois. Nihil novi sub sole, rien de nouveau sous le soleil Guinée. Ni le cynique calcul politicien, ni la dérive ethnique, ni l’inquiétante partialité de la puissance publique.

Guinéen, mais étranger. Citoyen, mais pas autochtone… Ceux qui ont cloué Abdoulaye Bah au pilori ne remettent pas en cause son projet. Ils n’ont même pas évalué son mandat achevé. Leur obsession, la seule, c’est son identité. Etrange démocratie. Ainsi voit-on s’établir, au cœur de la République une et indivisible, une citoyenneté de seconde zone. Celle qui donne sens à l’idée, stupide, qu’il y’aurait ceux qui ont éternellement vocation à gouverner et d’autres éternellement condamnés à subir. On peut, avec les mots que l’on veut, débattre indéfiniment des accords politiques. Pointer la naïveté supposée des uns, la malhonnêteté revendiquée des autres. Reste que le problème, plus grave, demeure la déliquescence de l’Etat, et la volonté de saper notre capacité à faire communauté, par le recours pathétique à la haine et au repli, comme arguments politiques.

Il faut faire communauté, absolument. Mais demeurer lucide sur les inégalités et les discriminations qui s’accumulent toujours sur les têtes des mêmes. Garder entier le pouvoir de dénonciation, le pouvoir de nommer nos malheurs, quitte à heurter la sensibilité des bienpensants, ceux qui se vautrent dans le déni, pour ensuite asséner des discours creux de réconciliation. La politique est rapport de force, ruse et intérêt. La Nation, en tant que principe spirituel, en tant que commune adhésion à des valeurs, est au-delà. Ni l’autochtonie, ni le sang, ni le sol ne la définissent. Elle prend sens, non pas dans les textes, fussent-ils constitutionnels, mais à l’épreuve du désir ardent de vivre ensemble cher à Renan.

Alors il nous appartient d’arracher la République à ceux qui la dévoient. Revenir à ses valeurs fondatrices. Résister à ceux qui ne peuvent ni penser, ni gouverner au-delà de l’ethnie. Railler le tapage de ceux qui se croient plus guinéens que d’autres. Sûrs et certains que le sursaut viendra. Des profondeurs du pays, de l’élite consciente, du réveil populaire.

 

Moustapha Baldé

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook

A propos conakrylemag

Information à la Une en Guinée : l'actualité et l'information en direct sur conakrylemag.com. Infos politiques, internationales, économiques, ... Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook ou via le bloc commentaire. N'oubliez pas de partager nos articles merci ! Signalez réagissez : Vous pouvez contacter l’équipe de journalistes qui travaille à conakrylemag.com pour lui soumettre un texte, témoigner de ce qui vous est arrivé, signaler une information, relever une erreur, réagir à une actualité… Contactez-nous 620 17 89 30 en Guinee en France +33 98485752

A lire aussi

Grande réunion préparatoire du match Guinée vs Tchad

Grande réunion préparatoire du match Guinée vs Tchad Des représentants du Ministère des Sports, de …

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.



Avant que vous ne partiez... Soutenez une information de qualité au quotidien produite par une collaboration unique entre experts et journalistes. Soutenez notre média faite un don. Par Orange Money au 620 17 89 30. Merci !