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 La Cité de solidarité où vive une cinquantaine de familles handicapées avec plus de 250 enfants est en panne et mérite une assistance urgente de la part de l’Etat et/ou des personnes de bonnes volontés.

« Les difficultés et manque de considération que rencontrent les handicapés guinéens ne finissent pas », dixit Mamadou Djouma Barry handicapé de son état marié à deux femmes et père de plusieurs enfants.

La cité de solidarité flanqué dans une vaste cour dont l’alentour est constitué de hangars, kiosques, conteneurs etc. est située au quartier Taouyah dans la Commune de Ratoma, non nlojn de l’hôpital qui porte le nom de l’ancien Pape Jean Paul II. Cet endroit est surpeuplé de personnes mendiantes, de handicapés et de centaine d’enfants qui ressemble à un marché, en manque de condiments.

À la rentrée où se trouvent des containers, kiosques, boutiques, certains handicapés cherchent leur quotidien. Ils y font des affaires qui les réussissent tant bien que mal.

Une fois que vous franchissez la cour qui manque de portail, de gauche comme à votre droite se trouvent des hangars qui ressemblent à des lieux de vente de charbon, où les femmes sont en même le sol sur des sacs. Là encore, certains hommes et jeunes assis sur des bicyclettes à trois pneus même si le besoin en bicyclettes y apparait, d’autres arrêtés avec des béquilles ruinées ayant des regards aux yeux rouges toujours à l’attente de dons ou de cadeaux.

Un tout petit devant ces femmes qui pourtant la majeure partie sont des braves dames qui sont valides, se trouve la direction de ladite cité qui apparemment manque de tout, en commençant par le personnel et tout ce qui s’en suit.

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Quand vous continuez vers l’ouest, à l’intérieur de cette vaste cour, se trouve une autre qui d’ailleurs fut la première selon notre interlocuteur, Mamadou Djouma Barry conçue par le président guinéen feu Ahmed Sékou Touré qui contenait seulement 45 Chambres pour un espace bien limité pour les handicapés. Mais juste après sa mort, cette cité n’a fait qu’enregistrer des rénovations et des rénovations, aussi de surpeuplement des handicapés venant de partout qui sont amenés par les autorités sans mesures appropriées. Vraiment nous nous sommes submergés et envahis, a déclaré Djouma Barry.

À l’intérieur de cette première cour, se trouve une pompe, un ancien puits offert par l’ONG Guinée Solidarité en 2008 qui a cessé de fonctionner et une mosquée qui apparemment n’est pas utilisée. Le besoin d’eau se pose mais pas assez, grâce à une pompe, car le puits ne fonctionne pas depuis longtemps.

Dans cette cour aussi très sale, se trouvent de centaines de femmes avec un bavardage qui laisse à désirer où chacune raconte ses préoccupations. Dans cet endroit existent aussi des chambres où deux couples y vivent ensemble.

Revenant sur les difficultés, notre interlocuteur nous laisse entendre qu’ils sont nombreux et n’en finissent pas. Parce qu’il ya certains parmi eux qui avaient leurs enfants qui étaient inscrits dans certaines écoles privées de la place dont la scolarité était assurée par des blancs. Mais depuis que le régime de Lansana Conté fut changé suite à sa mort et nous avons enregistré l’arrivée de Dadis après c’est Konaté où tout à changé. Les blancs ont ralentis leur visite en Guinée, finalement ils ont même suspendu cette visite qui pourtant nous était rentable. Donc, les enfants qui suivaient normalement les cours ont aussitôt arrêté compte tenue des arriérés, dont la plupart d’entre eux sont virés de leurs écoles, ils ont repris leurs anciens chemins, ceux d’être les guides de leurs parents dans la rue pour quémander.

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En ce qui concerne de nombreuses structures évoluant dans le cadre de l’Education, il nous a dit que la plupart de ces structures qui viennent vers cette cité pour une assistance, disent souvent qu’elles ne prennent que des enfants qui ont juste l’âge d’aller à l’école pour leur scolarisation et non ceux qui ont déjà commencé à étudier. Et pourtant les familles sont différente, il ya certaines qui ont des enfants qui font l’école primaire, d’autres le collège voir même le lycée.

En plus de ces nombreux difficultés racontées, il existe une nouvelle préoccupation qui inquiète les handicapés n’ayant pas bénéficiéd’ une assistance lors du déguerpissement engagé par l’Etat à l’approche de la récente conférence de l’OCI tenue à Conakry où, selon Mamadou Djouma un don avait été fait à l’endroit de certains mendiants qui se trouvaient à la grande Mosquée Fayçal mais aussi dans certains endroits plus visibles et ceux-ci auraient reçus une somme de 10 000 000 GNF chacun pour pouvoir quitter ces lieux afin de rentrer chez eux à l’intérieur pour libérer ces artères.

Ce don de l’Etat leur empêcherait au jour d’aujourd’hui de quémander, car toute personne rencontrée nous dit ceci « vous avez reçu chacun 10 000 000 GNF  pourquoi vous venez encore quémander ? ».  Alors que ceux qui méritaient cette somme ne sont pas rentrés en possession de cet argent, ils ne l’ont pas reçu. Il fallait donner cet argent aux personnes handicapées ayant des enfants élèves, ou ceux là qui envisageraient à mettre en place des projets ou encore ceux là qui ont déjà entamé des petites entreprises à les  finaliser. A-t-il souhaité.

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Ce qui est déplorable en plus de tout cela, c’est que cette cité où vivent de nombreuses familles démunies a cessé d’avoir l’assistance de la part de l’Etat depuis 1996. Ce qui amène les familles à vivre du jour le jour.

Des handicapés qui  sont oubliés à eux-mêmes proposent des solutions pour résoudre le problème d’handicape en Guinée. Selon certains, il est important d’aller  dans ces différents lieux demander à tour de rôle ce que chacun est capable de faire comme métier, au lieu de construire des usines ou des ateliers qui resteront fermés.

En tout cas, il est tant que les départements en charge des affaires sociales cessent de dormir dans les bureaux climatisés et aller assister ces couches les plus vulnérables au moment où des mesures sont en cours par ces handicapés pour le réchauffement des différentes associations déjà créées au sein de ladite cité.

Les chercheurs et les sociologues pourraient également être mis à contribution pour solutionner le problème de mendicité dans notre pays et surtout à Conakry. Dans certaines régions, en Forêt, aucun mendian n’est visible dans les rues ou dans d’autres endroits. Pourquoi, parviennent-ils à être entretenus par leurs proches, n’est-ce pas une piste à effleurer?

Oumar M’Böh pour Aminata.com

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mbooumar@gmail.com

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