votre espace publicite 2018

L’accord, selon le député Alpha Ibrahima Sila Bah : «Une insulte à l’intelligence du Guinéen »

L’accord, selon le député Alpha Ibrahima Sila Bah : «Une insulte à l’intelligence du Guinéen »
VOTRE NOTE

Des formations politiques de l’opposition viennent de lancer une pétition pour marquer leur désaccord sur le consensus auquel les deux plus grands partis politi- ques du pays sont parvenus mercredi 12 octobre. Le seul député signataire de ce docu- ment – du moins pour le moment– c’est bien l’honorable Alpha Ibrahima Sila Bah.
Sur les raisons qui ont prévalu à l’apposition de sa signature sur cette réclamation, le député non-inscrit les dégage entre ces lignes. Mais avant, M. Bah évalue la dangerosité de l’acte posé par la mouvance présiden- tielle et le camp d’en face.
« Il s’agit là d’un assaut délibéré sur la liberté des citoyens. Dans beaucoup de pays du monde, on se bat pour la liberté. On meurt pour celle-ci. Et nous en Guinée, la Constitution nous

confère cette liberté de pouvoir élire nos représentants. Et nous voulons nous en défaire à travers un consensus entre deux partis politiques et le gouvernement », étale-t-il. « C’est une insulte à l’intelligence du Guinéen que de dire qu’il va être géré par des personnes nommées, plutôt que des personnes élues. C’est un droit fondamental qu’on est en train de lui retirer. Et quel que soit le nombre de personnes qui se lèveront contre cette loi, je ferai partie de ces gens-là, même s’ils sont dans la minorité. Et je pense qu’au regard des discus- sions que j’ai avec beaucoup de députés, –aussi bien de la mouvance présidentielle que de l’opposition–, on a une chance de bloquer la modifi- cation de cette loi », poursuit le député. Mais de quelles marges de manœuvre

A LIRE >>  DÉDOMMAGEMENT DES OPÉRATEURS ÉCONOMIQUES

disposent les signataires de cette pétition pour faire prospérer leur voix? Réponse du parlementaire: Dans un premier temps, il sera procédé à la sensibilisation de l’opinion publique nationale sur le bien- fondé de la pétition et la nécessité de bloquer la modification de la Constitution.

«Vous verrez à la base les réactions qu’on aura. Cette base-là, elle va faire pression sur les députés. Et au sein de l’Assemblée, je suis certain de pouvoir avoir les deux tiers des députés qui vont s’opposer à la modification de cette loi. Parce qu’il faut 76 députés pour modi- fier cette disposition», enseigne le député Bah.

De l’avis de maints analystes, nombreux autres députés pourraient souscrire à cette idée de cette frange d’oppo- sants. Notamment l’UFR dont le président a récemment désapprouvé lui aussi ces accords, ainsi que les deux députés de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG) de feu Jean Marie Doré dirigé actuellement par Me Jean Alfred Mathos.

Par Mady Bangoura le populaire Guinee




Avez-vous aimé cet article ? Commentez ou partager le sur Facebook ou Twitter Google+.

Recommandez pour vous

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.