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Le FMI met le CNRD à l’épreuve : fin de la gabegie ou simple mascarade ?

Le FMI met le CNRD à l’épreuve : fin de la gabegie ou simple mascarade ?

La Guinée, économiquement asphyxiée et diplomatiquement isolée, se tourne vers le Fonds Monétaire International (FMI) pour tenter d’obtenir un programme économique et financier. Mais cette fois, les caisses du FMI ne s’ouvriront pas sans conditions strictes.

L’institution internationale exige des réformes profondes et des mesures concrètes pour lutter contre la corruption et redresser les finances publiques. En clair, le CNRD ne pourra pas continuer à gouverner comme s’il disposait d’un chéquier sans fonds.

Mais la vraie question est là : le régime de Doumbouya est-il réellement capable de satisfaire ces exigences, ou va-t-il simplement faire semblant pour obtenir les financements ?

Le FMI ne croit pas aux discours, il veut des actes

Les conditions posées par le FMI sont claires :

  • Assainir les finances publiques et lutter contre les détournements.
  • Renforcer la transparence dans la gestion des ressources minières et budgétaires.
  • Recouvrer les arriérés fiscaux et garantir une meilleure mobilisation des recettes.
  • Limiter les dépenses incontrôlées et les gaspillages de l’État.

En d’autres termes, finie la gestion opaque où l’argent disparaît dans des circuits douteux, où les militaires et leurs alliés profitent du pouvoir comme d’une mine d’or privée.

Mais peut-on réellement croire que le CNRD va se conformer à ces exigences, alors que la corruption, le favoritisme et la mauvaise gestion sont devenus des marques de fabrique de cette transition ?

Le CNRD face à son hypocrisie : lutter contre la corruption ou la protéger ?

Depuis son arrivée au pouvoir, Mamadi Doumbouya n’a cessé de clamer sa volonté de combattre la corruption et d’assainir l’économie. Pourtant, les faits prouvent le contraire :

  • Les audits annoncés en grande pompe n’ont abouti qu’à des arrestations sélectives, épargnant les proches du régime.
  • L’administration publique est gangrenée par des détournements en toute impunité.
  • Les marchés publics sont attribués dans l’opacité totale, avec des soupçons de surfacturation à la pelle.
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Si le CNRD voulait vraiment lutter contre la corruption, il aurait commencé par publier un état des finances publiques, identifier les coupables et exiger des comptes à TOUS les responsables, y compris ceux de son propre camp.

Mais au lieu de cela, les militaires se sont transformés en nouveaux oligarques, profitant des ressources du pays pendant que le peuple s’enfonce dans la misère.

FMI vs CNRD : le bras de fer commence

Là où les institutions financières sont habituées à des gouvernements légitimes capables de tenir des engagements, elles font aujourd’hui face à une junte dont l’objectif principal semble être la survie au pouvoir.

  • Le FMI acceptera-t-il de financer un régime instable et opaque ?
  • Le CNRD acceptera-t-il de se plier aux exigences internationales, au risque de perdre son contrôle absolu sur les finances ?
  • Les réformes promises seront-elles appliquées ou resteront-elles de simples effets d’annonce ?

Le CNRD joue gros : s’il refuse les conditions du FMI, il devra gérer une crise économique sans précédent. Mais s’il accepte, il risque de se retrouver piégé par ses propres promesses.

Les Guinéens, toujours les victimes de l’incompétence du pouvoir

Pendant que Doumbouya et ses hommes jonglent entre propagande et improvisation économique, les Guinéens continuent de souffrir :

  • Inflation galopante et hausse des prix des denrées alimentaires.
  • Chômage massif et absence d’opportunités économiques.
  • Coupures d’électricité récurrentes et infrastructures délabrées.

Le FMI, en posant ses conditions, ne fait que rappeler une évidence : on ne peut pas diriger un pays en improvisant et en vidant les caisses sans rendre de comptes.

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Mais la vraie question est : le CNRD a-t-il réellement l’intention de construire une économie stable, ou cherche-t-il seulement à obtenir un chèque pour financer sa survie politique ?

Les prochains mois nous le diront… mais les Guinéens, eux, ont déjà perdu patience.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

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