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Le ministre de la Culture et du Patrimoine Historique, Mohamed Amirou Conté nous parle de la quinzaine artistique, un concept culturel qu’il compte faire revivre aux Guinéens au courant du mois de septembre pour mettre en lumière, le travail effectué par les hommes de culture de notre pays.

Egalement, une manière pour ces derniers, de contribuer à la consolidation de la paix qui,selon lui, est une denrée très rare, à jalousement préserver.

Bien que le besoin d’infrastructures culturelles se fasse sentir, le ministre de la Culture est pourtant bien décidé à relancer cette activité culturelle ainsi que bien d’autres tel que le festival international de la percussion ou encore celui du théâtre guinéen dans les années à venir.

Lisez plutôt !

 

Vous êtes en phase de faire revivre la quinzaine artistique en Guinée. En quoi, consiste-t-elle ?

 

M. Amirou Conté : Les quinzaines artistiques et le festival national des arts et de la culture constituent un axe prioritaire de la lettre de missions que le premier ministre, chef du gouvernement a adressé au ministre de la Culture et du Patrimoine Historique.

Donc, c’est dans cette optique que le ministère de la Culture organise la quinzaine artistique de 2015. Pour cette année 2015, le thème est la consolidation de la paix, sachant bien nous rentrons dans une phase cruciale de la vie politique de la Guinée.

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C’est du devoir des hommes de culture, des artistes, d’apporter leur contribution dans le cadre de la sensibilisation  des populations à la consolidation de la paix. Donc, la quinzaine artistique va être organisée sur toute l’étendue du territoire national, du 3 au 5 septembre 2015 dans différentes disciplines artistiques et dans les chefs-lieux des régions administratives.

La quinzaine reste ouverte aux préfectures du pays et communes de la capitale, Conakry.

 

Les infrastructures s’y prêtent-elles ?

 

M. Amirou Conté : Le problème d’infrastructures reste posé. C’est un véritable problème au niveau du secteur culturel.

Il vous souviendra qu’à la faveur des réalisations d’infrastructures à l’occasion de la délocalisation de la fête d’indépendance, il y a eu un certain nombre d’infrastructures culturelles qui ont été réalisées à l’intérieur du pays.

Notamment, les régions qui ont déjà eu le privilège d’abriter la fête de l’indépendance. Et dans les autres régions où il n’y a pas eu de fête d’indépendance, nous avons quand même ciblé des infrastructures même privées pour abriter la quinzaine artistique.

Donc, le problème d’infrastructures ne se pose pas pour la quinzaine de cette année. Sinon, nous savons que c’est un problème réel qui se pose au secteur culturel et c’est une fonction régalienne de l’Etat de doter la jeunesse d’infrastructures non seulement socio-éducatives et d’infrastructures culturelles et artistiques.

 

Cela nous amène sur la question de construction de la maison de la culture. Qu’en est-il à ce jour ?

 

M. Amirou Conté : Nous sommes en train avec le ministère de la Jeunesse, de travailler sur un projet qui est le palais de la culture et de la jeunesse. J’espère que dans les jours à venir, l’opinion sera informée de l’état d’avancement de l’étude que nous sommes en train de faire.

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Revenons à la quinzaine artistique. Elle se tiendra dans combien de villes du pays ?

 

M. Amirou Conté : Dans les huit (8) régions administratives. C’est-à-dire, Conakry et les sept régions administratives à l’intérieur du pays. C’est toutes les préfectures qui vont compétir à l’intérieur du pays ainsi que les communes à Conakry.

 

Quelles sont vos attentes ?

 

M. Amirou Conté : C’est le renforcement de capacités sur le plan artistique de nos troupes à l’intérieur du pays. Egalement, relancer une activité importante dans la vie de notre nation.

Il s’agit des quinzaines artistiques. Nous sommes revenus sur ces organisations parce qu’il y a une attente, un besoin pour les artistes de se rencontrer, d’échanger et aussi de s’affirmer.

 

Parlant de la relance des activités culturelles, est-ce qu’on peut s’attendre à voir aussi le festival national du théâtre et celui de la percussion, dont vous avez été l’un des précurseurs, renaitre dans les temps à venir ?

 

M. Amirou Conté : Dans le cadre de la relance des activités culturelles au ministère de la Culture et du Patrimoine Historique et surtout des projets qui ont marqué la vie de notre pays, nous avons c’est vrai à relancer des évènements comme la biennale internationale de percussions.

C’est un évènement tellement important que l’on ne peut pas, du jour au lendemain se lancer dans l’organisation. Il faut qu’on prenne un temps et 2016, va nous permettre de préparer la biennale internationale pour 2017.

Quant au festival international du théâtre de Guinée, les professionnels du théâtre ont fait une réunion avec le département pour la relance de cette activité pour qu’ils puissent s’approprier de cet évènement pour son organisation.

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Il y a aussi d’autres évènements culturels qui ont été portés par le secteur privé. Nous leur avons demandé de remettre ces projets sur la table pour voir les voies et moyens pour leur mise en œuvre pour le grand bonheur des hommes de culture. Aussi, des populations de notre pays.

 

Le mot de la fin.

 

M. Amirou Conté : C’est un appel que je lance aux populations, de toutes les régions du pays, de venir massivement parce que l’entrée pour la quinzaine est gratuite pour tout le monde.

Venir voir les artistes, les écouter, les applaudir parce que c’est un travail difficile de sensibiliser les populations dans le cadre de la paix. Ces spectacles sont montés pour les populations et il faudrait qu’elles viennent nombreuses.

Egalement pour comprendre les messages qui seront véhiculés par les artistes pour la consolidation de la paix dans notre pays. Parce que la paix est une denrée très rare, elle est fragile chez nous et nous devons tout faire pour la conserver et consolider.

 

Propos recueillis par  Mame Diallo guineenews.

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