Comme annoncé dans nos précédentes éditions, le citoyen Amadou Sadio Diallo de Korbé accompagné de son président de district et de certains notables du village s’est présenté devant le juge de paix de Lélouma ce samedi matin sous l’œil vigilant de nombreux jeunes mobilisés par des organisations de la société civile préfectorale, a appris Aminata.com.
L’entretien a essentiellement porté sur ses liens avec les médias et son statut dans la préfecture de Lélouma d’où il intervient régulièrement dans les émissions interactives de la Radio GPP FM FOUTAH pour dénoncer des problèmes de gouvernance locale.
Le juge de paix Sidiki Kourouma a ouvertement expliqué à Amadou Sadio Diallo devant le chef du district de Korbé et le doyen du village qu’il est en train de fatiguer les autorités locales par ses nombreuses interventions à la radio qui ébruitent des affaires louches dont se rendent régulièrement coupables les cadres de l’administration préfectorale.
Dans sa tentative d’intimidation, le juge Sidiki Kourouma a expliqué aux notables de Korbé que pour laisser Amadou Sadio Diallo rentrer chez lui en paix il doit écrire une lettre d’excuse à déposer au Palais de Justice de Lélouma le samedi 16 novembre prochain. Avec la ferme promesse de ne plus contacter la presse pour parler des autorités de Lélouma.
L’entretien a durée près de 2 heures de temps parce que le jeune peintre a maintenu devant le juge sa déclaration tenue sur les antennes de la radio GPP FM FOUTAH et a déclaré assumer ses propos jusqu’au bout, parce que selon lui il n’a rien inventé.
En réaction, les jeunes de la société civile de Lélouma ont invité Amadou Sadio Diallo à refuser d’écrire cette lettre piège et ont promis de ne permettre aucun abus sur leurs concitoyens.
Aux dernières nouvelles, des acteurs de la société civile de Lélouma et Labé sont en concertation pour déposer une plainte contre le juge de paix Sidiki Kourouma auprès du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé.
Très malheureusement, cette situation est la partagée dans les préfectures de l’intérieur où, des gouvernants des sitoyens impuissants et sans défense, sont régulièrement victimes de leurs gouvernants locaux.
Idrissa Sampiring DIALLO pour Aminata.com
— conakrylemag