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La lutte contre la pauvreté, c’est comme la lutte contre le SIDA.

La lutte contre la pauvreté, c’est comme la lutte contre le SIDA.
VOTRE NOTE

La pandémie, depuis longtemps, a mobilisé et mobilise toujours des efforts. Des efforts tant financiers qu’intellectuels et physiques. Mais si, d’un côté, des hommes et des femmes se battent pour lutter contre le fléau ou atténuer des souffrances, d’autres personnes physiques et morales se sucrent.

La lutte contre la pauvreté est certes le signe d’une réelle volonté politique puisqu’on lui a confectionné un cadre stratégique. Mais dans l’affaire, il y a, comme d’habitude, les vrais lutteurs.

C’est un groupe fait de quelques rares décideurs politiques et de cadres toujours prêts à se sacrifier sur l’autel de la conscience professionnelle pour réussir une mission nationale. Ce sont des gens qui suent sang et eau, souvent sans attendre de contrepartie.

Des souffre-douleurs qui montent, trient, compulsent les supports écrits de la lutte contre la pauvreté.

Plus tard, quand ces cadres consciencieux voudront justifier, établir un bilan d’activités dans un domaine donné ou organiser quelque rencontre d’évaluation, on va leur tomber dessus à bras raccourcis, les écarter, si on ne les sanctionne pas, pour avoir voulu trop relire la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pauvreté. Le grand mangeur n’aime pas le grand travailleur, qui n’aime pas le grand désordre, pour paraphraser Frantz Fanon dans sa hiérarchisation de l’amour des races.

Ces cadres convaincus de la justesse d’une lutte contre la pauvreté sont ainsi nombreux à démissionner, parce que blessés jusqu’au tréfonds de leur âme. Ils ne feront jamais de la bonne publicité informelle pour la cause qu’ils défendaient il y a juste quelques mois. On le sait, ce qui naît d’un moyen périt par son contraire.

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Mais le groupe des gros mangeurs n’en a cure. Ce qui est probablement né d’une âme sensible va être dénaturé par les rapaces qui n’ont jamais compris que même la misère légèrement atténuée par quelques idées se démocratise.

Ces hommes et femmes sans coeur lampent le miel sur les plaies d’un peuple qui ne sait plus à quel saint se vouer entre des discours et le partage des gains. Mais les assassins s’en moquent. Ces gens à la bedaine expressive et agressive trouvent tous les moyens pour contourner l’initiateur et les donateurs comme l’Union européenne et les pays amis.

Quand ils chantent « lutte contre la pauvreté », ils pensent d’abord, ensuite et enfin à leurs panses. C’est des sortes de colons économiques qui savent esquiver. Rien n’arrête ces sangsues.

En plus, ils poussent des furoncles : des sous-groupes de lutte contre la pauvreté qui tiennent des ateliers et des séminaires une semaine sur deux et s’octroient des perdiems royaux qui, cumulés par an et par bénéficiaire, sauveraient plusieurs familles de la famine, de la pauvreté dans un sens plus large.

Dans quelques années, voire quelques mois, vous aurez droit à toutes sortes de regroupements se donnant pour mission de lutter contre la pauvreté : association des griots contre la pauvreté, collectif des tisserands albinos contre la pauvreté, l’union des futurs veufs et veuves contre la pauvreté, le cercle des pauvres contre la pauvreté.

Qui est fou pour rater un deal aussi visible et si difficilement contrôlable ? Tout ce beau monde aux finalités fictives apprendra très vite à « diner-galater », à « colloquer » pour empocher les feuilles de la lutte contre la pauvreté avec un sourire contenu devant les vrais pauvres qui les regardent d’en bas.

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Dans le processus de lutte contre la pauvreté, il est urgent de revoir très vite la copie et en extirper les faux acteurs. Il faut tout de suite les défénestrer pendant qu’il est encore temps; avant que la gangrène ne prenne tout l’organisme. Sinon, les milliards de la lutte feraient plus de mal que de bien. Quand il n’y en a pas, au moins, on sait à quoi s’en tenir. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

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