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Le député Edouard Philippe, maire Les Républicains du Havre et proche d’Alain Juppé, est nommé premier ministre;

Son nom circulait avec insistance depuis plusieurs jours pour occuper la fonction de premier ministre. Edouard Philippe, 46 ans, maire (Les Républicains, LR) du Havre, a été nommé, lundi 15 mai, à Matignon par Emmanuel Macron.

Ce petit-fils de docker, diplômé de Sciences Po et énarque (promotion Marc-Bloch), a commencé à militer au Parti socialiste (PS), tendance Rocard, durant ses années d’études avant de se rapprocher de la droite. Il y a d’ailleurs côtoyé à cette époque, dans les rangs des jeunes rocardiens, un certain Alexis Kohler, aujourd’hui secrétaire général de l’Elysée.

En 2001, il rejoint l’équipe municipale du maire du Havre, Antoine Rufenacht, qui lui passera le témoin en 2010. Mais c’est dans l’ombre d’Alain Juppé, qui l’a fait venir comme directeur général lorsqu’il prend la présidence de l’UMP à sa création, en 2002, qu’il va prospérer. De là date une fidélité à tous crins. Il était un des piliers de l’équipe de campagne du maire de Bordeaux à la primaire de la droite.

Volonté d’élargissement et de rééquilibrage

La nomination d’Edouard Philippe au poste de premier ministre prolonge l’opération de renouvellement voulue et incarnée par Emmanuel Macron. Peu connu du grand public, il apparaît comme un visage nouveau.

Surtout, elle s’inscrit dans une stratégie qui vise à faire exploser la droite. Depuis son élection, M. Macron n’a cessé d’adresser des messages et de nouer directement le dialogue avec une partie de la droite, avec un traitement particulier pour les juppéistes.

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Dans le sillage du nouveau premier ministre, le président de la République espère attirer des responsables LR de premier plan, dont certains pourraient intégrer le gouvernement. Dans la foulée, ce mouvement d’une partie de la droite pourrait s’élargir aux investitures pour les élections législatives, volontairement laissées ouvertes après une première liste de 428 candidats, qui devrait être complétée mercredi, le dépôt des candidatures étant clos vendredi à 18 heures.

Le choix d’Edouard Philippe marque la volonté d’élargissement et de rééquilibrage de la majorité présidentielle. C’est aux élections législatives des 11 et 18 juin que l’on pourra mesurer les premiers effets de cette opération, alors que les dirigeants de LR, pour leur part, s’accrochent toujours à l’espoir d’une revanche dans les urnes pour imposer à Emmanuel Macron une cohabitation.

Le Figaro.fr

 

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