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Mme Nantènin Condé, Conseillère : « Dans le cadre de la transformation alimentaire, nous valorisons les fruits, les légumes et les céréales »

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Nommée en juillet 2015 membre du Conseil Economique et Social par Décret du Président de la République, Mme Nantènin Condé représente le secteur des PME (Petites et Moyennes Entreprises) au sein de l’Institution. Dans cette interview qu’elle a accordée à la Cellule de Communication du CES, elle revient sur ses différentes activités dans la vie associative et sa participation à celles de l’Institution.

La Cellule de Communication du CES : Vous êtes à la tête d’une association à Kankan. Dans quelles activités évoluez-vous ?

Mme Nantènin Condé : Je suis la coordinatrice de l’Association des Femmes Techniciennes et Technologues de Kankan (AFTT) en consortium avec la Coopérative pour la Professionnalisation des Jeunes filles au Métier de l’Artisanat (COPROFEM). Notre activité principale, c’est la transformation, la conservation et la valorisation des produits locaux. Valorisez cette matière agricole là n’est pas une activité difficile. Raison pour laquelle nous avons choisi cette activité.

Quels sont ces produits agricoles que vous valorisez ?

Dans le cadre de la transformation alimentaire, nous valorisons les fruits, les légumes et les céréales. C’est-à-dire, transformer la mangue en confiture, en mangue séchée, conserver la mangue à l’état frais, faire des bonbons, des grumeaux avec la mangue. Donc, à peu près, huit produits dérivés qu’on peut avoir dans la transformation de la mangue. On peut aussi faire les grumeaux, les couscous, les ‘’dèguès’’ à partir des céréales,…et la conservation à l’état frais des légumes comme le gombo, le piment, l’aubergine. On peut aussi sécher ces produits légumiers pour avoir des poudres pour les exportateurs. Si tu veux envoyer quelque chose par exemple à tes enfants, le piment frais, le gombo frais ou l’aubergine fraiche. Mais avec l’AFTT, tu peux trouver tous ces produits frais et les exporter dans un petit sachet. Nous transformons aussi le beurre de karité avec ses dérivées. C’est-à-dire purifier le beurre de karité, le conditionner, faire le savon à base du beurre de karité, le moringa et le miel, la pommade pour la peau.

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La transformation et la conservation des produits agricoles exigent un savoir-faire que vous semblez avoir. Comment l’avez-vous acquis ?

Nous avons le savoir-faire. Depuis 1999, nous pratiquons cette activité. Nous avons le soutien de beaucoup d’institutions financières : ADF (Fondation pour le Développement de l’Afrique), Espace Afrique, Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Guinée,… Donc, présentement, nous avons un tunnel solaire qui permet de sécher les produits de 48 à 72h. Donc, ça peut sécher la mangue, tous les produits. C’est ce qui nous permet aujourd’hui de conserver nos produits avec la grande propreté.

Vous avez cité beaucoup de produits agricoles que vous transformez. Quels sont les avantages de leur utilisation ?
Les vertus des produits locaux transformés chez nous- s’ils ne sont pas cultivés avec les produits chimiques- sont très importantes. Le beurre de karité par exemple, sa consommation et son utilisation sur la peau, c’est très important. Si vous mangez le beurre de karité frais, ça peut traiter plusieurs maladies abdominales. L’utiliser sur le corps aussi retarde le vieillissement de la peau.

Qu’en est-il de la commercialisation de vos produits ?

Nous n’avons pas encore la possibilité d’exporter. Notre commercialisation se limite d’abord au niveau de la Guinée. Mais les expatriés qui viennent en achètent pour les envoyer. D’autres ont même pris nos produits pour la certification en Europe. Et depuis lors, on est devenu des partenaires avec les enfants de l’Aïr, les Humanistes. Ils nous apportent des moteurs pour la transformation, des emballages. Donc, beaucoup de ces Humanistes nous apportent beaucoup de choses parce qu’ils ont envoyé nos produits pour la certification et voir qu’il n’y a pas de produits chimiques dans ces produits.

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Vous êtes membre de la Commission en charge de la promotion des Activités rurales et de l’Environnement du Conseil Economique et Social. Quels sont vos apports au sein de cette Commission ?

Très bien ! L’année dernière, par exemple, dans la Commission de travail, j’étais en observation. Mais cette année, je contribue vraiment dans les travaux de commission.

Pour finir, quels rôles peuvent jouer les femmes pour le développement socioéconomique de la Guinée ?

Nous sommes dans un pays en voie de développement. Si nous nous voulons accélérer le développement, il faut vraiment appuyer les femmes. Les femmes représentent les 53% de la population. Mais elles n’ont pas accès à la terre. Si toutefois, les activités génératrices de revenus des femmes sont appuyées, ça peut accélérer le développement du pays. Tout ce que la femme cherche, c’est pour les dépenses, l’éducation des enfants. Une fois que la femme est heureuse, la Guinée sera heureuse.

La Cellule de Communication du Conseil Economique et Social

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