OustazTaibou libre, mais prisonnier dans la conscience

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L e célèbre prêcheur de l’islam sunnite guinéen, Oustaz Taibou,a été remis en liberté mercredi 24 mai 2017. L’homme était au bagne depuis 6 mois exactement pour une affaire d’escroquerie portant sur quelques 8 milliards de FG.

S’il recouvre sa liberté après 6 mois de cachot, OustazTaibou reste néanmoins tenaillé des pieds à la tête par l’obligation de rembourser la somme due au collectif des cambistes dont la plupart étaient – ironie du sort – des inconditionnels admirateurs de ses vérités de prêcheur polyglotte sachant s’adresser à un auditoire multilingue composé à fois de locuteurs des langues peule, française et anglaise qu’il manie à son aise.

Avec la survenue de cette affaire dans laquelle le Tribunal de première instance de Mafanco avait condamné OustazTaibou à 18 mois de prison dont 12 assortis de sursis et qui n’en n’est pas une, ses créanciers vont devoir puiser dans l’intarissable marre de sagesse du prophète Jésus. Qui appelait les croyants à rendre «à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu».

Nul doute que cette Oustaz Taibou libre, mais prisonnier dans la conscience maxime les aidera à trouver la voie de prospérer dans les affaires tout en n’oubliant pas leur devoir d’apprendre et d’adorer Dieu entant que mortels convaincus. Quant au prêcheur pécheur, la fin de ses déboires judiciaires n’est pas pour demain.

Il devra encore répondre d’une autre affaire non moins importante de 2,800 milliards de FG que lui réclament un autre groupe de prêteurs, dont les membres avaient cru en la sincérité de la parole donnée et attendaient de connaitre l’issue de la première bataille judiciaire engagée contre le prédicateur autour des 8 milliards. Pas eux seulement.

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Outre atlantique, un crésus guinéen bien introduit dans le cercle des affaires américaines et chouchouté par les représentants de la diaspora américaine voudrait bien savoir lui aussi la destination qu’a pris une fortune octroyée pour la construction d’un foyer ultramoderne d’apprentissage du Coran et de formation de jeunes aux métiers de la vie. Mais là aussi, Amadou Kourouma a tout à fait raison d’avoir titré son ouvrage: Allah n’est pas obligé. A suivre…

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