Présidentielle Guinée 2015 : seuls quatre candidats sur plus de 100 partis agréés ont déposé leurs candidatures
Voting officials count ballot papers at a polling station in the commune of Mubimbi, in the Bujumbura Rurale province, in Burundi on July 21, 2015. Burundians voted on July 21, 2015 amid gunfire and grenade blasts, with President Pierre Nkurunziza widely expected to win a third term despite international condemnation and thousands of people fleeing feared violence. AFP PHOTO/PHIL MOORE
Voting officials count ballot papers at a polling station in the commune of Mubimbi, in the Bujumbura Rurale province, in Burundi on July 21, 2015. Burundians voted on July 21, 2015 amid gunfire and grenade blasts, with President Pierre Nkurunziza widely expected to win a third term despite international condemnation and thousands of people fleeing feared violence. AFP PHOTO/PHIL MOORE

Présidentielle Guinée 2015 : seuls quatre candidats sur plus de 100 partis agréés ont déposé leurs candidatures

Présidentielle Guinée : Plus de quinze jours après le démarrage du dépôt des candidatures en prélude à l’élection présidentielle du 11 octobre, les prétendants en lice se hâtent lentement au greffe de la Cour constitutionnelle. A 72 heures du délai butoir, les candidats enregistrés sont comptés sur les doigts d’une seule main contre 24 en 2010.

En attendant la liste définitive, au moins quatre candidats sur plus de 100 partis agréés sont actés. Ce sont le président sortant, Alpha Condé, l’ex ministre Papa Koly Kourouma et les anciens premiers ministres Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo. A ceux-là, on pourrait miser sur la probable candidature de Lansana Kouyaté.

Si à ce stade, il n’y a aucune sixième candidature, la physionomie de l’élection serait un président sortant face à deux farouches opposants et deux anciens alliés. Ou encore un président sortant face à trois anciens PM et un ancien ministre.

Pour expliquer la chute drastique du nombre des candidats passant désormais de 24 en 2010 contre au moins cinq en 2015, des observateurs citent cinq raisons.

 

D’abord, la caution fixée par la commission électorale semble trop salée. De 400 millions de francs guinéens en 2010, la facture passe au double, soit 800 millions. Un montant difficile à mobiliser dans un contexte économique très morose.

C’est pourquoi, l’institution électorale a beau brandir la hausse du prix des intrants mais certains partis pensent que la caution aurait été élevée pour les écarter.

Deuxième raison, le pouvoir ayant joué à l’usure, les candidats semblent lessivés en un mandat. Pour preuve, il a fallu multiplier les manifestations de rue assez coûteuses pour parvenir trois ans après la présidentielle, aux élections législatives.

Avec la cinquantaine de morts et l’équivalent d’une quarantaine de milliards de francs pillés lors des marches, l’opposition a perdu des bailleurs des soutiens de taille.

Troisième raison, les candidats semblent avoir tiré les leçons du précédent scrutin. En 2010, par exemple, les prétendants ont dépensé sans calculer. Les uns ont investi des montants faramineux pour se taper une campagne électorale à l’américaine. En fin de compte, seulement six candidats ont pu récupérer leur caution.

Quatrième raison, la recomposition du paysage politique en est pour beaucoup. En revoyant la liste des 24 candidats de 2010, on y trouve quatre cas. Il y a Alpha Condé et ses alliés. Les uns ont fondu au sein du RPG, d’autres sont nommés à des postes, d’autres encore ont annoncé leur soutien. D’autres enfin sont partis.

Parmi les partants, il y a Lansana Kouyaté et Papa Koly Kourouma, anciens alliés devenus libres. Enfin, il y a Dalein et Sidya, qui sont restés eux-mêmes depuis.

Il y a enfin le dernier groupe. Ceux qui ont disparu de l’arène politique après les élections et les ministres de la transition interdits de participer au scrutin en 2010 : Jean Marie Doré, Gandhi Tounkara, Aboubacar Sylla, Mouctar Diallo et Saliou Bela.

Cinquième raison, le contexte de 2010 est largement différent de celui de 2015. Si en 2010, la compétition était ouverte, cette année, en revanche, les élections sont organisées sous l’autorité d’un président qui veut briguer un deuxième mandat.

Guineenews

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