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REELECTURE. Après les affaires de l’Ogp et de l’Ogc notre éditorial de 2014

Que cela soit écrit !

Enfin ces audits !

Lorsque le professeur Alpha Condé annonçait qu’il allait publier les résultats des audits, nous avons, comme certainement beaucoup d’autres Guinéens et observateurs de la scène politique nationale, été des plus circonspects. Nous avons même eu quelques appréhensions, puisque conscients de l’énormité de la demande et des attentes sur le sujet. Chat échaudé craint l’eau froide dit-on et dans le climat qui est le nôtre, il fallait beaucoup plus que des annonces et des déclarations d’intentions pour briser la glace.
C’est que, il faut l’avouer et le dire fort, il y a eu trop de discours sur la lutte contre la mal-gouvernance, particulièrement sur la lutte contre la corruption, les détournements de deniers publics et les mauvaises gestions et trop de rendez-vous manqués entre les propos et les réalités. Cela tant et si bien que d’aucuns avaient fini par se convaincre que le problème était structurel voire, systématique et que se faisant, il ne pourrait jamais trouver une solution avec le régime actuel.
Ne dit-on pas qu’on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis, surtout quand des proches sont cités ? Analyses excessives, simples médisances ou traduction des réalités ? … Toujours est-il que le discours s’est tant généralisé que même les partenaires techniques au développement du pays s’invitaient de plus en plus, en dépit de leur devoir de réserve et avec plus ou moins d’élégance, dans le débat.
Le professeur Alpha Condé savait donc pertinemment sur quel sentier il s’engageait et se savait attendu. Il a tellement parlé de ces audits que leur publication était devenue obligatoire. Ou il ne disait plus rien, parce qu’il n’avait plus rien à dire ; ou il parlait et se devait d’agir puisque, de paroles l’opinion publique est saoule sur le sujet. «Le plus difficile n’est pas de connaitre le chemin, mais d’arpenter le chemin », a-t-on entendu dans le film Matrix.
En choisissant de publier ces audit, Alpha Condé a opté pour le chemin de la vérité et du combat ; celui qui est semé de ronces et d’obstacles mais qui conduit à coup sûr, si on persévère, au succès. C’est dire qu’il devrait aller loin et agir sans complaisance et méthode.
Parlant de méthode, il est heureux de constater qu’il ne se présente pas en Zorro redresseur de tous les torts, venu pour nettoyer le pays de tous les voleurs et prédateurs de tout acabit. Alpha Condé publie les audits et laisse le soin à la justice de faire son travail afin que les coupables soient punis et les innocents blanchis. Il y va d’ailleurs de l’intérêt de ceux qui sont cités dans les audits que ces résultats soient publiés afin qu’ils puissent se défendre des accusations portées contre eux.
Pour chacun de nous, du citoyen lambda à la personnalité la plus aboutie, la lutte contre la mal-gouvernance, c’est notre combat à tous et non celui du seul gouvernement, encore moins le combat exclusif d’une institution comme le Comité d’audit ou l’Inspection Générale d’Etat. La responsabilité de tous est donc engagée dans la lutte contre la corruption. Cela doit s’entendre en termes de dénonciation, de suivi, de témoignage mais aussi d’adoption de pratiques saines et citoyennes qui permettront d’endiguer le fléau.
Ensuite, il y a l’Etat incarné par lui-même, le gouvernement et le Comité d’audit. Alpha Condé lui a fixé des tâches précises avec la possibilité pour tous d’observer leur exécution. Sont aussi concernés, tous les démembrements de l’Etat et tous ceux qui doivent donner suite à leurs travaux. Ainsi la justice est appelée à jouer, elle aussi sa partition, car il lui revient en dernier ressort de trancher. Toutes les administrations qui vivent des cas de mal-gouvernance avérés, identifiés et mis à l’indexe par des structures compétentes ont instructions d’agir dans le sens des recommandations qui leur sont faites et de rendre compte.
Enfin, il y a les personnes physiques qui sont concernées. S’il est vrai que leurs gestions sont mises en cause, elles restent innocentes, mais doivent œuvrer à la manifestation de la vérité. Toutes initiatives qu’elles pourraient prendre dans ce sens ne seraient que la bienvenue. Depuis la publication des audits, certaines se manifestent déjà et c’est tant mieux.
La force de l’action entreprise par le chef de l’Etat réside aussi dans ce qu’elle intègre à la fois le passé, le présent comme le futur. Pour le passé, il appelle à une prise en compte de tous les rapports d’audit passés. Ils sont donc nombreux à devoir se faire du souci. Des nuits agitées en perspective mais aussi des opportunités pour s’expliquer et pourquoi pas se blanchir. En effet, ils sont nombreux ceux qui ont été cités et qui jurent la main sur le cœur ne rien se reprocher. Certains affirment n’avoir jamais eu l’occasion, du temps du CNDD, de faire la preuve de leur innocence ou de leur bonne foi. Eh bien, ils l’ont maintenant ! Pour ce qui est du présent, Alpha Condé le voue à l’action avec un chronogramme bien précis et un travail qui se mène au jour le jour. Dans ce cadre, tout le monde est appelé à s’exprimer sur le fond avec la possibilité d’interpeller les autorités à tout moment.
Pour ce qui est de l’avenir, il indique clairement que rien ne sera plus comme avant. Chacun devra rendre compte et assumer toutes ses responsabilités afin que le devoir d’imputabilité soit une réalité à tous les niveaux. La publication de ces audits n’est donc pas une action ponctuelle et spontanée, mais la traduction dans les actes d’une volonté politique maintes fois réaffirmée mais qui avait quelques difficultés à démarrer.
En soi, Alpha Condé est ainsi en phase avec une des lignes directrices de son action : restaurer l’autorité de l’Etat. En effet, quelle autorité l’Etat peut-il avoir si ses biens sont spoliés par ses propres agents ; quelle autorité l’Etat peut-il avoir s’il connait de profonds dysfonctionnements qui grèvent son efficacité et la qualité des services qu’il est sensé donner aux populations ? Le combat n’est donc pas nouveau, il prend tout simplement une nouvelle forme. C’est la preuve que tout ça est bien pensé et bien managé, même si certains acteurs peuvent prétendre avoir donné la leçon. S’ils le pensent réellement, c’est la preuve que contrairement à ce qu’ils disaient eux-mêmes non seulement la mal-gouvernance n’est pas systématique, mais en plus, ils sont écoutés.
Parce que le challenge est important, on ne peut pas se permettre de féliciter Alpha Condé pour le moment. Il faut tout au contraire l’encourager, le suivre pas à pas pour l’aider à raffermir davantage le pas. Que cela soit écrit !

Abou Maco, journaliste

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