Stop Ibrahima Sadio Bah par Amadou Diouldé Diallo
Un jour de 1993, les fils de Gaoual, avec à leur tête feu député Talibé Diallo, organisèrent un tournoi de football à la mémoire de leur illustre frère, Elhad Amadou Binany Diallo, ancien secrétaire fédéral, gouverneur de région et ministre décédé le 12 février de la même année à Paris. Fils adoptif de la région pour y avoir grandi étudié et débuté la presse, je vins couvrir pour la RTG l’événement.
Sur le chemin, mon équipe se renforça de deux reporters à Boké.lLun était un ami, un copain, Moussa Moise Batchily et l’autre, je le voyais pour la première fois.Aux environs de Wendou Nborou, une vive altercation s’engagea entre les deux au point que je suis intervenus à chaque fois pour calmer les esprits et, DIEU merci, notre mission fut accompli avec succès et nous retournames , eux à Boké, et moi, à Conakry avec cette découverte de ce talent en herbe, qui de surcroît, était un frère de Telimelé et, mieux , encore de Brouwal Sounki, donc du canton de Donghol dont moi même, fils de Santou, était originaire, tout comme ceux de Sarekaly, sous le commandement de l’aristocratie Dialloyanké de Timbi Madina, celle de mes parents.
Il s’agit bien de Ibrahima Sadio Bah, qui avait une bonne base et que je m’employais à faire venir à Conakry avec l’aide de Gassimou Sylla, qui le garda chez lui pendant plusieurs années alors que ma grande soeur Hadja Aissatou Bella Diallo, alors directrice générale de la RTG, accepta fraternellement à ma demande de le recevoir et de l’utiliser au service des sports et plus tard, à la RKS.
Cela n’est plus acceptable et désormais, ce sera plume contre plume, voix contre voix une sorte de corps à corps ressemblant à un spectacle de lutte traditionnelle. Car on ne naît pas ingrat, on ledevient et, malheureusement, c’est la caractéristique de ceux qui habitent le bas étage et qu’on appelle en pays Peul les habitants de la petite chaume.