UFDG : Aux militants de faire preuve de discernement, deux défaites c’est déjà trop.

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[dropcap]L[/dropcap]’une des faiblesses de l’UFDG qui expliqueraient ses défaites aux deux précédentes présidentielles, serait due aux contradictions internes qui, depuis fort longtemps existent, de façon larvée en son sein.
C’est dire que la venue de Cellou Dalein dans ce parti motivée par son limogeage de la primature par le feu général Conté, quelque temps plus tôt, et justifiée par le fait que l’homme avait moins l’ambition d’être un opposant à son ancien mentor, que de faire de son nouveau parti un allié potentiel du PUP, afin de miser, éventuellement, sur le poste de président de la république, au cas où il serait arrivé à rapprocher les deux formations politiques pour atteindre ses objectifs- relève d’une stratégie mise en œuvre avec le président Conté, de son vivant, parce que sentant sa fin proche.

Cellou Dalein était le dauphin spirituel de Conté dont il aura trahi la mémoire en regagnant l’UFDG, alors que c’est le PUP qui lui aurait profité.

Bah Oury qui doit l’émergence de son parti au doyen Bah Mamadou, ne pouvait que se plier à la volonté de celui-ci, en acceptant d’accueillir Cellou Dalein à la tête de l’UFDG, même s’il ne partageait ni l’ancien statut de celui-ci, ni l’inexpérience politique de celui qui n’aura été qu’à l’ancienne école, celle du parti unique et de surcroît, qui fut ancien ministre d’un système improductif et décrié.

De ce fait, il y a eu, au sein de l’UFDG, deux tendances qui cohabitaient dans la divergence.

La sagesse de Bah Oury ayant étouffé les incompréhensions internes relatives à la gestion du parti et à bien des prises de décisions. Aussi, pourrait-on comprendre le silence observé par Cellou Dalein Diallo devant l’exil de son vice- président qui aurait dû être une raison de révolte contre l’arbitraire.

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Jamais, une manifestation n’aura été organisée dans le pays par l’UFDG pour clamer l’innocence de Bah Oury, encore moins demander son retour de l’exil.

Aucune démarche dans ce sens n’aura été faite par Cellou Dalein.

Au contraire, tout semblerait avoir été monté pour éloigner Bah Oury et lui afficher l’étiquète d’un trouble-fête au sein même de son parti.

Ayant renforcé son image au sein du parti, bien que ne disposant ni de l’expérience nécessaire ni d’initiatives pour consolider l’UFDG dans ses fondements démocratiques, Cellou Dalein ne pouvait qu’user d’intimidations, de manifestations de rue plus coûteuses pour ses militants auxquels il aura été inculqué une surdose de communautarisme ethnique.

Ce n’était plus une question de parti politique, mais d’ethnie à défendre.
Bah Oury qui avait pour ambition de faire faire un discernement entre politique et ethnie, ne pouvait constituer qu’une entrave aux ambitions de Cellou Dalein qui s’évertuait à transposer le débat politique sur la scène communautaire, en abusant de la confiance de ses militants dont de nombreux jeunes ont été sacrifiés, inutilement, sans contrepartie.

L’UFDG avec Dalein reste un géant au pied d’argile. Un épouvantail qui ne pourra jamais imposer l’alternance politique, du fait de la mal gouvernance qui prévaut en son sein. Aux militants de faire preuve de discernement, deux défaites c’est déjà trop. L’UFDG doit changer de stratégies et même de façon de faire.

Par BAH Boubacar Binany

Tel :+224625964222/binanybah@guineeinfos.org

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