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Une fois de plus, la traitresse terre a bu du sang qui ne lui est pas consenti.

Une fois de plus, la traitresse terre a bu du sang qui ne lui est pas consenti.

Une fois de plus, la traitresse terre a bu du sang qui ne lui est pas consenti. Une fois encore, le ciel a ouvert les bras à une âme qu’on l’a forcé à accueillir. Et mon pays, et ma terre, et ma patrie ne se lasse pas de ces vies qu’on arrache. Impunément.

Oh tremble, danse, flotte, souffle des innocences abandonné au creux de la houle frivone de l’injustice. Les vagues sangsues aspirent le sang de l’avenir, sous les yeux hagards, complices du présent. Le futur chancelle, parce la chandelle du présent est agitée par les vents hideux de l’autoritarisme.

Piété et pitié sont en vacances prolongées sous nos cieux agités. Ancêtres, fluides qui irriguent notre passé, pourquoi a-t-il fallu que nous héritions d’une fraternité si sauvage? Ces rigoles d’hémoglobines qui mouillent, souillent notre terre sont les humus d’une défiance qui aura du mal à mourir.

Nos rêves d’espérance foutent le camp, parce que nos quelques lampions de fraternité et de solidarité se sont résignés à s’éteindre dans l’obscurité de l’indifférence. Pauvre de nous…

Thiâ’nguel Foulèdi

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