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Une période où tu préfères la mort à la vie.

Une période où tu préfères la mort à la vie.
VOTRE NOTE

Une période où tu préfères la mort à la vie.

Sur la nationale Faranah _ Mamou, il est 23 heures 32 minutes, 9 passagers sont à bord d’un mini bus, ajoutés le chauffeur et son apprenti. Parmi eux 7 femmes. Une d’entre elle avait des jumelles âgées de 4 mois.
Aux environs de la bourgade de Kalia, environ 80 kilomètres de Faranah, un bruit venait d’attirer l’attention des passagers, le chauffeur voulait ralentir pour savoir c’est quoi la source du bruit, une femme lui supplia de ne pas s’arrêter, le coin, semble dangereux. Peine perdue, il intima l’ordre à son apprenti de descendre et voir ce qui se passe avec le véhicule.
Soudain, le véhicule est entouré de 6 personnes toutes armées . Il serait imprudent de dire avec exactitude la marque des armes, mais je crois que ce sont toutes des AK47.
Le véhicule et tous passagers venaient d’être immobilises. Le chauffeur et son apprenti ont tenté de s’enfuir, ils ont été arrêtés, bastonnés comme pas possible. Le pneu crevé a été remplacé avant que l’un d’entre eux ne Prenne le volant pour conduire le véhicule et tous les passagers dans la brousse dont eux seuls ont la maîtrise. Arrivés à un point donné, ils ont garé le véhicule, et ils ont d’abord commencé à fouiller tous les passagers. Pendant ce temps, deux femmes venaient de s’ajouter à leur groupe, elles aussi étaient armées. À quelques mètres du lieu de la fouille, une voiture s’arrêta, c’est dans cette voiture que les biens pris sur les passagers étaient envoyés. Tous les passagers ont été fouillés comme s’ils passaient au scanner. La pauvre nourrisse, qui n’avait pas d’argent sur elle a été injurieux, durant toute la période de leur boulot.
Ils ont pris même des chaussures que les passagers chaussaient, il y avait d’ailleurs une jeune fille d’origine sierra leonaise qu’on a même déshabillée, au prétexte que l’une des femmes qui avait rejoint le groupe tardivement aimait ses habits.
Durant l’opération, 5 d’entre eux pointaient les armes sur les passagers, et les autres depouillaient le contenu du véhicule, même les fauteuils, ont été déchirés pour voir si on avait pas mis de l’argent de dans.
Parmi les occupants du véhicule, une jeune femme qui était au Ghana pour ses cours de langue anglaise, alors les bandits se mirent à demander où est celle qui a quitté Accra ? Où est l’argent qu’on t’a transféré ce matin ? Si tu ne donnes pas on va te tuer, d’ailleurs, une des dames qui étaient avec eux avaient à demander ce qu’on viole la jeune femme. Il faut la violer, si elle fait un petit mouvement, moi je vais finir avec elle. Heureusement, un d’entre eux rétorqua nous sommes là pour une mission, pas pour violer. D’ailleurs faisons vite, moi je suis de garde, le boss doit me trouver au post. Nous étions 3heures déjà je pense, puisse qu’en ce moment, je n’avais plus la notion du temps. J’ai l’impression de vivre mes dernières heures sur terre, j’ai tenté de me rebeller, une de mes compagnons d’infortune me supplia de préserver ma vie. D’ailleurs nous étions couchés cote à cote sur nos ventres. Elle me serrait chaque fois la main, et murmurait à l’oreille. À un moment, un autre monsieur est venu, je crois c’est le chef, il a demandé à toutes les femmes de se déshabiller, c’est horrible. Il insistait tellement, que j’ai cru à la mort. Quelques minutes, une de ses complices lui rejoigna et lui a demandé de ne pas humilier les femmes. Ce qu’il acceptera finalement.
Ce que j’ai pu comprendre en ce moment, ils nous ont dit, que si quelqu’un d’entre nous bougeait, il va dormir dans son sang. Le véhicule a été dépouillé, même la batterie a été emportée, tous nos biens. Nous laissant d’ailleurs dans cette brousse où personne ne connaissait.
Mais au début j’avais pris le risque, le risque d’éteindre mon petit téléphone et le mettre dans les habits que portaient la petite jumelle avec une somme de 50000 fgs, bien qu’ils avaient pris le temps de fouiller les gens pendant plusieurs heures, l’idée de fouiller les deux petites filles n’était pas venue. Et c’est là que Dieu nous a aidé, au moins à leur départ, j’ai récupéré le téléphone, il était 4heures 16. Et nous avons pu appeler nos proches pour leur dire notre mésaventure, et moi j’ai marché pour trouver la grande route. Nous étions bien loin de la grande route. Et nous étions à 10 kilomètres de Kalia centre, j’ai encore marché pour alerter la population. Dépouillé que nous étions, personne ne pouvait dire un mot, tous traumatisés.

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Robert Kamano

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