Bon, une fois n’est pas coutume, mais on devrait souvent avoir le courage de se parler les yeux rouges dans les yeux rouges.

Bon, une fois n’est pas coutume, mais on devrait souvent avoir le courage de se parler les yeux rouges dans les yeux rouges.
On a pris l’habitude d’organiser une journée nationale de prière et de Jeûne ! Moi je n’y trouve pas de problème mais avant, faudra qu’on me dise ce que j’ai gâté pour que je passe une journée à Jeûn et à faire des incantations.
Quand on doit prier et jeûner, c’est pour absoudre des péchés. Alors y a-t-il des péchés collectifs ? À ce que je sache, chacun répondra seul devant le tout puissant le jour du jugement dernier. Même là-bas, la responsabilité pénale est individuelle.
Moi, quand je pêche ou commet une faute, je vais directement ou par personne interposée demander pardon à la victime.
Donc, si chacun de nos gouvernants pense avoir péché, qu’il sorte demander pardon directement à sa victime ou au peuple.
Quand aux religieux, moi je ne comprends pas leur attitude. Quel est leur rôle au juste ? De nombreux citoyens ont été victimes d’abus ici, qu’elle a été leur attitude ? Des Guinéens ont perdu la vie ici, des domiciles ont été incendiés ici, des familles vivent dans la désolation depuis des années. Qu’ont-ils dit ? Ces mêmes religieux observent et ne disent rien.
À quoi servent jeûne et prières s’il n’y a pas de repentance, de demande de pardon et de pardon accordé ?
Une journée de ce genre ressemble à quelqu’un qui, tellement il veut aller vite, monte l’arbre par la branche et non par le tronc. Imaginons la chute si la branche cède.
Dites-moi, quelles valeurs le tout puissant accordera aux prières et aux jeûnes des victimes et de leurs bourreaux sans repentance et pardon ?
Continuons la politique de l’autruche !
— conakrylemag




