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Dette fiscale et FMI : la Guinée sommée de récupérer l’argent pillé… mais qui osera toucher aux intouchables ?

Dette fiscale et FMI : la Guinée sommée de récupérer l’argent pillé… mais qui osera toucher aux intouchables ?

Le Fonds Monétaire International (FMI) a posé ses conditions pour aider financièrement la Guinée, et parmi elles, une exigence centrale : le recouvrement des arriérés de dettes fiscales.

En clair, le régime de Mamadi Doumbouya doit aller chercher l’argent là où il se trouve, notamment chez les grandes entreprises, les barons du système et les intouchables qui échappent à l’impôt depuis des années.

Mais soyons réalistes : le CNRD aura-t-il le courage de traquer les véritables fraudeurs fiscaux ? Ou bien cette exigence du FMI servira-t-elle de prétexte pour racketter les petits entrepreneurs et asphyxier encore plus une population déjà écrasée par la crise ?

Une Guinée saignée par des élites qui ne payent jamais

Depuis des décennies, le fisc guinéen est un outil de persécution politique plutôt qu’un véritable levier de développement.

  • Les proches du pouvoir bénéficient de passe-droits fiscaux.
  • Les grandes entreprises minières trouvent toujours un moyen d’échapper aux impôts.
  • Les douanes et services fiscaux sont gangrenés par la corruption.

Pendant ce temps, ce sont les PME, les petits commerçants et les citoyens lambda qui subissent la pression fiscale. Eux ne peuvent pas se cacher, eux n’ont pas de protecteurs au sommet de l’État.

Le FMI exige donc que la Guinée récupère ce qui a été volé… mais que se passera-t-il quand il s’agira de s’attaquer aux vrais responsables de cette situation ?

Le CNRD, prêt à jouer le jeu ?

Depuis son arrivée au pouvoir, Mamadi Doumbouya et son gouvernement jouent les moralistes de la refondation. Ils parlent de lutte contre la corruption, d’assainissement de l’économie, de justice fiscale…

Mais où sont les résultats ?

  • Les hommes d’affaires liés aux anciens régimes continuent de prospérer.
  • Certains militaires haut placés profitent de contrats juteux dans l’ombre.
  • Des sociétés bien connues pour leur évasion fiscale continuent d’être intouchables.

Si le CNRD était sincère, cela ferait longtemps qu’il aurait lancé un audit transparent et impartial des finances publiques. Mais peut-on sérieusement croire qu’un régime arrivé au pouvoir par la force va soudainement se mettre à taper sur les oligarques qui le financent ?

Le FMI veut des garanties, pas des discours

Le FMI, contrairement aux Guinéens, ne croit pas aux belles promesses du CNRD. Il sait que le pays est mal géré, que l’argent disparaît dans des circuits opaques, que les réformes annoncées ne sont souvent que des effets d’annonce.

D’où cette pression : pas de recouvrement des dettes fiscales, pas d’aide financière.

Mais alors, quel sera le plan du gouvernement ?

  1. Faire semblant de traquer quelques fraudeurs pour amuser la galerie ?
  2. Taxer encore plus la population et les petites entreprises pour combler les trous ?
  3. S’attaquer réellement aux gros bonnets et risquer une guerre interne au sommet de l’État ?

Le dilemme est là. Si Doumbouya veut vraiment montrer qu’il est différent de ses prédécesseurs, il doit frapper là où ça fait mal : dans les poches des vrais pillards du pays.

Mais s’il choisit la facilité, alors la population comprendra une fois de plus que cette transition n’était qu’un autre mensonge.

Le peuple, toujours la victime collatérale

Quel que soit le scénario, il y a fort à parier que ce sont encore les citoyens ordinaires qui vont payer la facture.

  • Augmentation des impôts sur les petits commerces.
  • Pression sur les PME qui n’ont pas de protection politique.
  • Durcissement des contrôles fiscaux sur ceux qui ne peuvent pas fuir.

Pendant ce temps, les vrais fraudeurs, bien installés dans leurs villas cossues et protégés par le pouvoir, continueront leurs affaires comme si de rien n’était.

Alors, cette exigence du FMI sera-t-elle une opportunité pour moraliser enfin la gestion de l’État… ou un nouvel outil de répression économique contre les plus faibles ?

Les semaines à venir nous donneront la réponse… mais les Guinéens, eux, n’espèrent plus grand-chose.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

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