
Péages et pesages en Guinée : une nouvelle taxe pour masquer l’inefficacité gouvernementale
Le président Mamadi Doumbouya instaure des redevances de péage et de pesage-péage en Guinée. Une mesure qui soulève des questions sur les priorités réelles du régime face aux défis socio-économiques du pays.
Dans une manœuvre qui frôle l’absurde, le président Mamadi Doumbouya a décrété, ce vendredi 21 février 2025, l’instauration de redevances de péage et de pesage-péage pour les conducteurs d’engins roulants en Guinée. Cette décision, présentée comme une avancée pour l’entretien routier, semble surtout être une tentative maladroite de masquer l’incapacité chronique du gouvernement à gérer les véritables problèmes du pays.
Une taxation déguisée pour combler les caisses vides
Selon le décret, chaque passage sur les routes nationales sera désormais soumis à une redevance, variant selon la catégorie du véhicule. Les tarifs exacts seront déterminés par une coalition de ministres, comme si ajouter plus de bureaucratie allait miraculeusement améliorer l’état déplorable de nos infrastructures. Cette mesure ressemble davantage à une taxation déguisée qu’à une solution réfléchie pour le financement de l’entretien routier.
Des exemptions qui en disent long
Fait intéressant, le décret prévoit des exemptions pour une liste bien spécifique de véhicules : ambulances, corbillards, véhicules de maintien de l’ordre, et bien sûr, les cortèges présidentiels et ministériels. Il est rassurant de savoir que ceux qui imposent ces redevances ne seront pas eux-mêmes affectés. Une preuve supplémentaire de la déconnexion totale entre les dirigeants et la réalité quotidienne des citoyens.
Une gestion opaque des fonds collectés
Les fonds récoltés seront gérés par le Fonds d’entretien routier (FER) et déposés à la Banque Nationale des Investissements de Guinée (BNIG). Cependant, aucune information claire n’est fournie sur la manière dont ces fonds seront effectivement utilisés pour améliorer les infrastructures routières. Dans un pays où la transparence financière est un concept étranger, il est légitime de se demander si ces redevances ne finiront pas simplement par alimenter les poches déjà bien garnies de certains officiels.
Plutôt que de s’attaquer aux problèmes systémiques qui paralysent le développement de la Guinée, le gouvernement choisit d’imposer de nouvelles charges aux citoyens. Cette stratégie, qui consiste à masquer l’inefficacité par des mesures superficielles, ne fait que renforcer le fossé entre les dirigeants et le peuple. Il est grand temps que nos gouvernants cessent de se moquer de nous avec des décisions aussi déconnectées de la réalité et prennent enfin des mesures concrètes pour le bien-être de la nation.
— conakrylemag




