
Arrestation d’Abdoul Sacko : Dalein et ses alliés dénoncent la dérive dictatoriale de la junte
Le régime de Mamadi Doumbouya poursuit son entreprise de musellement des voix discordantes. L’enlèvement – car il s’agit bien d’un enlèvement – d’Abdoul Sacko, leader de la société civile, marque une nouvelle escalade dans la répression orchestrée par le CNRD.
Face à cette arrestation arbitraire, Cellou Dalein Diallo et plusieurs figures de l’opposition ont dénoncé une « dérive dictatoriale » du régime militaire et exigé sa libération immédiate.
Un kidnapping politique en pleine transition
Abdoul Sacko n’est ni un criminel, ni un fugitif, mais un citoyen engagé qui milite pour un dialogue inclusif dans la transition. Pourtant, il a été enlevé en pleine rue, menotté, et transporté comme un vulgaire malfrat.
Quelle menace représente-t-il pour le pouvoir militaire ? Pourquoi une arrestation aussi brutale et opaque ? Depuis quand revendiquer la démocratie est un crime en Guinée ?
Les méthodes du CNRD rappellent les pires années des régimes autocratiques : répression de l’opposition, persécution des leaders d’opinion et instrumentalisation de la justice.
Un climat de peur savamment entretenu
Avec cet acte d’intimidation flagrant, le pouvoir envoie un message clair à tous ceux qui osent critiquer sa gestion : « taisez-vous, sinon vous subirez le même sort. »
Ce schéma est bien rodé : Neutraliser les figures dérangeantes sous prétexte de « troubles à l’ordre public ». Semer la peur pour dissuader toute mobilisation citoyenne. Étouffer l’opposition, en la maintenant sous pression constante.
Jusqu’à quand la Guinée restera-t-elle un État policier ?
Cellou Dalein Diallo et ses alliés ont raison : la Guinée est en train de basculer dans un régime de terreur. Les manifestations sont interdites. Les journalistes sont menacés et censurés. Les leaders de l’opposition sont exilés ou traqués.
Le CNRD, qui prétendait « refonder l’État », est en train de le transformer en une dictature militarisée.
Abdoul Sacko libre… ou la colère du peuple ?
L’opposition réclame la libération immédiate d’Abdoul Sacko. Mais la vraie question est : jusqu’à quand les Guinéens accepteront-ils cette oppression ?
À force de jouer avec la répression et le mépris des libertés fondamentales, la junte prend le risque de provoquer une explosion sociale incontrôlable.
Si Abdoul Sacko n’est pas libéré rapidement, la Guinée risque de plonger encore plus profondément dans l’autoritarisme… ou dans la révolte.
— conakrylemag




