Bah Oury à Kankan : entre promesses creuses et réalités électriques brûlantes
Un mécontentement qui monte… et inquiète le régime

Bah Oury à Kankan : entre promesses creuses et réalités électriques brûlantes
En visite à Kankan, le Premier ministre Bah Oury a voulu jouer la carte de l’empathie et du pragmatisme. Face à une population excédée par les coupures d’électricité, il a reconnu l’évidence : « Un ventre affamé n’a pas d’oreilles… Vous avez besoin d’électricité ! »
Un constat qui, en réalité, sonne comme un aveu d’échec. Car si les habitants de Kankan attendent désespérément du courant, c’est bien parce que l’État a failli à sa mission.
Promesses, encore des promesses…
Comme ses prédécesseurs, Bah Oury a tenté de rassurer la population en évoquant des projets d’électrification à venir. Mais sur le terrain, la situation n’a jamais été aussi catastrophique :
- Coupures interminables, plongeant les ménages et les entreprises dans le noir,
- Tarifs d’électricité en hausse, alors que la fourniture du service est de plus en plus aléatoire,
- Infrastructures vieillissantes et gestion chaotique, avec un secteur plombé par la mauvaise gouvernance.
En clair, Kankan, comme tout le reste du pays, subit de plein fouet l’incapacité du gouvernement à garantir un service électrique fiable.
Un mécontentement qui monte… et inquiète le régime
Si Bah Oury s’est déplacé jusqu’à Kankan, ce n’est pas par hasard. Le malaise est profond, et la colère gronde.
- Kankan est un bastion politique clé, et le mécontentement qui s’y exprime peut rapidement prendre une tournure explosive.
- Les manifestations liées aux coupures d’électricité se multiplient, et l’exaspération est palpable.
- La transition militaire a promis des améliorations, mais trois ans après, les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Bah Oury a beau tenter de gagner du temps avec des discours lénifiants, la population n’est plus dupe.
Vers une révolte populaire ?
Car les Guinéens n’ont plus le luxe de croire aux discours, surtout quand les réalités du quotidien les rappellent sans cesse à l’ordre.
- Pas d’électricité, pas de développement.
- Pas d’eau, pas de conditions de vie décentes.
- Pas de perspectives claires, pas de patience pour des promesses sans lendemain.
Si le gouvernement ne trouve pas rapidement des solutions concrètes, les coupures d’électricité risquent de se transformer en étincelle pour un soulèvement populaire.
Car comme l’a si bien dit Bah Oury lui-même : « Un ventre affamé n’a pas d’oreilles. »
Mais un peuple en colère non plus.
Binta Barry pour conakrylemag
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