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Bunce Island vs Iles de Los ( Par Paul Théa)

Bunce Island vs Iles de Los
Bunce ou Bence ou Bance Island, ce sont les différents noms de cette Ile de la Sierra Leone située sur la rivière Sierra Leone. C’est une petite Ile de 502.9 mètres sur 106 mètres. Elle abrita un château construit en 1670 par la Royal Africa Company, une compagnie Anglaise, qui en fit un dépôt des esclaves. Des dizaines de milliers d’esclaves furent transportés de cette Ile vers la Caroline du Sud et la Géorgie.
 
Cette Ile fut abandonnée en 1740 et reprise huit ans plus tard par d’autres compagnies.
Pour ceux qui veulent savoir plus sur cette Ile, consultez Wikipédia.
 
Les Iles de Los, sont des Iles au large de Conakry, selon Wikipédia, ce nom viendrait du Portugais Ilhas dos Ídolos, « Islands of the Idols », ces principales Iles sont Tamara où se trouve the phare à Foteba, l’Ile de Roum qui était Crawford Island du temps des Anglais et Kassa qui vient du nom Portugais Casa, toujours selon Wikipédia. Tamara, la plus grande fait 8,5 km de long sur 850 mètres.
 
Selon le texte de l’historien Américain Bruce Mouser « Ile de Los as Bulking Center in the Slave Trade », les Iles de Los était le plus grand entrepôt d’esclaves. Sur l’Ile de Kassa se trouvait un atelier de réparation de bateaux qui avait pour nom Factory d’où le nom Factory Island pendant la période Anglaise. C’est à Kassa que Baber et Bolland de Liverpool, s’installèrent d’où le nom Liverpool Company, l’une des plus grosses compagnies de la Traite Négrière.
 
Cette petite étude de comparaison pour montrer qu’en terme de superficie et en termes de nombres d’esclaves transportés en Caroline du Sud et en Géorgie, Bunce Island n’arrive pas à la cheville des Iles de Los.
Je disais dans un précédent texte que la plupart des esclaves provenant des Côtes Ouest Africaines étaient envoyés en Caroline du Sud et en Géorgie pour travailler dans les champs de riz. Les esclaves qui savaient cultivés le riz étaient les plus demandés et donc plus chers.
 
Dans les années 1700, la Caroline du Sud produisait près de 70% de la production du riz en Amérique. Ce besoin de riziculteurs va augmenter le nombre de razzias dans les ethnies productrices de riz.
Les esclaves ainsi transportés seront installés sur différentes Iles qui sont the Sea Islands, cet isolement va leur permettre de créer leur créole, un mélange des langues Africaines et de l’Anglais et il va aussi leur permettre de conserver plus longtemps leurs héritages culturels Africains. C’est la Nation Gullah Geechee. Selon trois théories sur l’origine de leur nom que l’on peut trouver dans Wikipea, je penche pour une déformation de Gola/Kissi.
Qu’est-ce que la Sierra a fait ? D’abord trois chercheurs Américains découvrirent que des Gullah /Geechee furent transportés de Bunce Island.
 
Ensuite, en 1948, Bunce Island fut classé patrimoine historique protégé. Des documentaires furent réalisés pour faire connaitre cette histoire. Des fonds collectés pour faire un musée à Freetown.
Enfin de compte le site sera appelé le plus important site pour les Américains.
A partir de 1980, c’est le Sénégal qui commença à prendre le dessus avec l’Ile de Gorée qui attire bons nombres de touristes.
 
La Vérité historique : d’après les textes de Bruce Mouser, d’après quelques publications des capitaines de bateaux et d’après mes modestes recherches, nous pouvons affirmer que les Iles de Los dépassent largement Bunce Island et l’Ile de Gorée.
 
Avec les Iles de Los, le Rio Nunez, le Rio Pongo, Soumbouya et Moriah, je peux affirmer avec un petit risque de me tromper que la Guinée est le seul pays à ma connaissance qui a autant de grands centres de la traite négrière.
Que devons-nous faire : Nous n’allons pas réinventer la roue, le Guinée doit impérativement et rapidement déclaré ces sites « Patrimoines Nationals et les protéger », ensuite faire des documentaires et des dépliants sur chaque site afin de les faire connaitre de l’intérieur et de l’extérieur du pays.
 
Enfin de compte, faire une demande officielle à l’UNESCO pour les classer « Patrimoine Mondial ». Tout simplement imiter les autres pays.
Les recherches doivent se poursuivre mais en attendant d’autres découvertes, nous avons assez d’éléments pour supporter les demandes à l’UNESCO.
 
Il y a des investisseurs de la Caroline du Sud qui connaissent déjà Farinya car certains avaient commencés à y investir. Un détournement de fond les découragea mais la donne a changé depuis et je crois qu’un projet bien ficelé avec des garanties pourra toujours les attirer.
 
La balle est dans notre camp.
La carte de Sumbuya et Moria, dessinée par Bruce Mouser.
 
Paul Théa
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