Arrestation d’Abdoul Sacko : la violence d’État dans toute sa brutalité
La répression en Guinée ne se cache plus. L’arrestation d’Abdoul Sacko, figure de la société civile, s’est déroulée dans une violence inouïe, comme en témoigne son épouse, Doumou Barry. Dans une déclaration poignante, elle raconte comment son mari a été humilié et malmené par les forces de l’ordre :
« On l’a giflé et jeté par terre. On l’a attaché et envoyé. »
Ce récit glaçant met en lumière la brutalité d’un régime qui, à défaut d’arguments politiques, a choisi la force comme seul mode de gouvernance. Abdoul Sacko n’était ni en cavale ni impliqué dans une quelconque affaire criminelle. Son seul tort a été d’oser exprimer ses opinions et de réclamer une transition transparente.
Depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir, le schéma est toujours le même. Les opposants sont traqués, les militants de la société civile muselés, les voix dissidentes réduites au silence par l’intimidation et la violence. Cette arrestation brutale n’est pas un simple abus, c’est un message. Un avertissement adressé à tous ceux qui oseraient remettre en question le pouvoir en place.
Mais jusqu’à quand ce régime pourra-t-il se maintenir par la peur ? Chaque nouvelle répression renforce un peu plus le ressentiment populaire. La Guinée a connu des dictatures, et toutes ont fini par s’effondrer sous le poids de leurs propres abus. Mamadi Doumbouya et ses hommes semblent avoir oublié cette leçon de l’histoire. Abdoul Sacko est peut-être en détention aujourd’hui, mais les idées qu’il porte ne se menottent pas.
— conakrylemag




