Guinée : Même naître est devenu un cauchemar !
En Guinée, obtenir un simple extrait d’acte de naissance relève d’un parcours du combattant. Ce document pourtant fondamental pour l’identité et les droits des citoyens est devenu un luxe inaccessible, synonyme de tracasseries administratives interminables, de corruption et de frustration.
Pendant que le CNRD nous vend ses promesses de « refondation » et d’État moderne, les Guinéens peinent à prouver qu’ils existent sur le papier. Un paradoxe absurde qui illustre l’inefficacité criante du système administratif et l’indifférence des autorités face aux réalités du peuple.
Une bureaucratie archaïque et corrompue
Dans un pays où l’administration fonctionne au ralenti, chaque démarche officielle devient une source de stress et d’humiliation. Pour obtenir un simple extrait d’acte de naissance, il faut s’armer de patience… et souvent de billets de banque.
- Des registres mal tenus, des archives perdues, un manque de digitalisation criant.
- Des fonctionnaires qui monnayent un service censé être un droit fondamental.
- Des délais interminables qui bloquent des milliers de citoyens dans leurs démarches quotidiennes.
Et pourtant, ces mêmes autorités qui rendent la vie impossible aux citoyens sont promptes à délivrer des passe-droits aux proches du pouvoir. Un simple citoyen attend des semaines pour un document administratif, pendant que les privilégiés obtiennent ce qu’ils veulent en un claquement de doigts.
Conséquences dramatiques pour les citoyens
L’absence d’un extrait d’acte de naissance n’est pas un simple désagrément administratif. C’est une entrave à des droits fondamentaux :
- Pas d’inscription à l’école sans ce document.
- Pas de carte d’identité, donc pas de possibilité de voter ou de bénéficier de services publics.
- Difficultés à obtenir un passeport, un emploi ou même à se marier légalement.
En clair, c’est une forme d’exclusion sociale imposée par un État incapable d’assurer un service de base.
Un gouvernement plus préoccupé par sa survie que par les citoyens
Pendant que les Guinéens luttent pour obtenir un simple document de naissance, le CNRD, lui, consacre toute son énergie à manœuvrer pour se maintenir au pouvoir.
- Des milliards engloutis dans des campagnes de propagande pour glorifier Doumbouya.
- Un projet de nouvelle Constitution taillé sur mesure pour le régime.
- Une transition qui s’éternise pendant que les besoins élémentaires des citoyens sont ignorés.
On nous parle de « modernisation de l’État », de « refondation », mais quelle refondation peut être crédible quand l’administration ne peut même pas garantir un service aussi basique qu’un extrait d’acte de naissance ?
Combien de temps encore les Guinéens accepteront-ils cette humiliation ?
L’État guinéen, déconnecté des réalités du peuple, continue de montrer son incompétence à tous les niveaux. Pendant ce temps, le citoyen lambda souffre en silence, piégé dans un système qui l’écrase au lieu de le servir.
Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quand les Guinéens accepteront-ils d’être traités en étrangers dans leur propre pays ? Jusqu’à quand toléreront-ils un régime qui, incapable de gérer l’essentiel, passe son temps à se féliciter lui-même ?
Car une chose est certaine : un peuple privé de ses droits les plus élémentaires finit toujours par exiger des comptes.
— conakrylemag




