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La gestion des mines en débat. Plusieurs sous-préfets révoqués de leurs fonctions et des conseils communaux dissoutes.

La gestion des mines en débat. Plusieurs sous-préfets révoqués de leurs fonctions et des conseils communaux dissoutes. Les administrateurs territoriaux et les collectivités locales sont rendus responsables du désordre dans les zones minières. Nous ne sommes pas loin d’une crise profonde qui pourrait affecter tout le programme de développement longtemps bâti sur les ressources du sous-sol. Évidemment, ce n’est pas tenable et les décideurs le savent. Ils manquent de courage pour rompre définitivement avec cette volonté. Il se dit qu’on ne peut faire autrement. Puisque la nature les a dotées au pays, il faut en exploiter pour espérer développer d’autres secteurs. Ça n’a pas l’air de fonctionner jusqu’ici.

Mais il est important d’analyser ce qui se passe. Ce n’est pas une simple colère des miniers. Le désordre n’est pas voulu. Il s’est rendu inévitable, même si certains détails semblent nous échapper dans l’appréciation du problème. Pas pour les chinois et d’autres compagnies qui exploitent illégalement, mais des citoyens, qui ne se fixent aucune limite. Ce sont eux qui menacent des sociétés, détentrices de licences et de permis. Ils se déchaînent et veulent dire aux compagnies guinéennes et étrangères qui font de l’exploitation semi-industrielle et industrielle, qu’elles n’ont pas plus de droits. Ils veulent surtout dire, qu’une telle règlementation ne respecte plus la tradition. Et ce n’est pas faux. La tradition voudrait que des propriétaires terriens soient les seuls à attribuer les parcelles. Une entente tacite, qui fait des exploitants, non pas des ouvriers, mais de simples locataires.

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L’autre élément d’analyse, c’est bien l’effectivité de la crise. Ce n’est pas tant l’absence des minerais, nous en avons suffisamment sûrement, mais les zones connues pour en disposer ne seraient certainement plus à la portée de tous les exploitants artisanaux. Il faut le souligner, lorsque les terres manquent, les citoyens crient. Malheureusement, ils ne crient pas là de sols à exploiter, mais de sous-sol. C’est cela la crise à double facettes. Ils ont abandonné toute activité agricole, pour se consacrer à l’exploitation de l’or. Devant ce qui peut s’apparenter à une pénurie de zones d’exploitation, ils commencent à s’interroger sur leur avenir. Ils ne veulent pas attendre d’être sensibilisés sur la nécessité de changer d’options.

D’ailleurs, même s’ils venaient à décider de recourir à l’agriculture pour survivre, ils manqueraient de terres propices. L’environnement a été agressé suffisamment. La reforestation n’est pas faite. Ils sont conscients que rien ne sera facile. Au cas où les terres pouvaient tout au moins être travaillées par plus nantis, qu’eux, ils ne disposeraient pas non plus de moyens pour cultiver si courageusement, en espérant faire de meilleures récoltes. Beaucoup, si non tous, ont soit perdu l’habitude des champs ou n’ont peut-être jamais rien semé dans leur vie. Le problème comme nous pouvons bien le voir, est entier.

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L’exploitation sauvage, c’est comme l’agriculture sur brulis. Elle détruit l’environnement, mais plusieurs guinéens en dépendent. Si l’on a péché par le passé, il ne faut pas se contenter de faire partir des cadres des mines et les sous-préfets. Le gouvernement doit désormais se convaincre, qu’il fait face à une crise dans les zones minières, qui méritent un traitement intelligent.

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