A LA UNELa Plume à JacquesPolitique

La Guinée ne s’en sort toujours pas avec sa politique agricole.

La semence n’a encore rien donné. La moisson est petite et le nombre de consommateurs ne cesse de croître. La Guinée ne s’en sort toujours pas avec sa politique agricole. Souvent lue et relue, jamais adaptée aux besoins des populations. Les campagnes agricoles, semblent se résumer à la distribution des intrants à des coûts excessifs aux nantis. Ceux qui n’ont pas faim et qui investissent dans les terres pour le plaisir. Puisqu’ils ne le font pas pour atteindre de grands objectifs, ils se limitent à se faire photographier dans les champs, sourire et ne pas se préoccuper de l’impact réel de leur action, même autour d’eux-mêmes. Les vrais acteurs sont oubliés.

Les ministres montrent qu’ils sont devenus de véritables agriculteurs. Il faudrait bien évaluer les résultats de leurs investissements, avec sans doute le contribuable, dans la lutte pour l’autosuffisance alimentaire. Depuis des années, les gouvernants utilisent la même recette, mais on se retrouve avec des mêmes problèmes. Le riz local n’est pas abondant et le taux d’importation reste presqu’au même niveau. 600 milles tonnes dit-on. Et ce n’était que pour la période d’avant le coup d’État. Désormais, nous tournerions autour de 800 milles. Rien que pour les mois qui ont suivi l’arrêt de l’octroi des denrées aux militaires et gendarmes.

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En clair, on vend une politique agricole inefficace. L’État travaille plutôt à enrichir des commerçants, et à travers eux, les agriculteurs asiatiques, d’où le riz part. Les décideurs le savent, mais ils préfèrent se rendre complices de cette situation, que de s’engager résolument à résoudre le problème qui concerne en réalité le paysan au premier plan. C’est lui dont l’activité principale demeure l’agriculture. C’est à travers le travail de la terre qu’il se nourrit, se soigne, scolarise ses enfants, voyage et organise des fêtes. L’agriculture demeure pour lui, la principale, sinon l’unique source de revenus. Il n’existe donc aucune alternative. Le choix de les oublier au profit de nouveaux agriculteurs citadins, est suicidaire.

Vouloir faire de grands commerçants, de grands agriculteurs, ne donnera pas le résultat escompté. Le commerçant est à la recherche du profit. Et même quand il devient agriculteur, il ne changera pas son métier de base. Il faut donc aider les paysans. Deux objectifs immédiats peuvent être atteints : d’abord ils pourront ne plus dépendre de l’importation et ensuite, ils participeront avec leurs récoltes, à alimenter les magasins pour la consommation locale. Avec des moyens rudimentaires, certains parviennent à se nourrir à la sueur de leurs fronts, mais ils ne sont plus nombreux. Et c’est dangereux. Lorsqu’on trouve des sacs de riz thaïlandais et vietnamiens dans nos villages, c’est le signe de la misère, contre laquelle, nous ne sommes pas armés.

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Oui au soutien sincère des paysans et éleveurs. Pour qu’ils améliorent des techniques et accroissent leurs capacités d’exploitations. S’ils deviennent autonomes en produits de consommation locale, c’est la majorité de la population qui sera tirée de la misère. Parce que la majorité des populations vie en zone rurale. Rien ne justifie à ce stade une stratégie de promotion agricole par le haut. L’agriculture, c’est dans les villages et pour ceux qui y vivent. Les industriels ne pourront jamais leur donner du travail, à moins qu’ils acceptent de se faire exploiter dans les champs de nantis pour des miettes et cela ne peut durer.

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